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 Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)

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Zêto Ketsuni
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MessageSujet: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Dim 28 Aoû - 13:05

Dimensional Rift



Prologue :
Quelle est la définition exacte du mot « Légende » ? N’importe quel Humain répondrait que c’est une histoire très ancienne, sur les trucs fous comme les Dieux et leurs anges gardiens, inspirant les poètes, etc. La vérité, c’est que c’est ce qu’un Humain appellerait un conte, vrai ou faux, mais qui a été inspiré d’une seule et même histoire : celle de l’interminable combat entre l’espèce humaine et les Démons, une querelle qui a secrètement éclaboussé de sang les pages de l’Histoire.
Car ce combat a existé. C’est un combat qui s’est déroulé dans l’ombre, et qui n’a été perçu que par bribes de mensonges, appelé les légendes d’aujourd’hui. Voici la seule légende dont on peut dire qu’elle est véritable.



Chapitre 1 : Au commencement...

En des temps très anciens, alors que l’humanité commençait juste à monter en puissance, une autre espèce fut découverte sur Terre : ces bêtes et les humains étaient des espèces rivales, ainsi se combattirent-ils férocement. Il existait toutefois une énorme différence entre ces deux êtres complètement opposées : les Humains évoluaient, tandis que les autres, appelés les Démons, étaient même dépourvus de conscience pour la plupart. De Rome aux Empires plus récents comme l’Empire mongol, les Démons et les Humains ravagèrent la Terre, ce qui ne plut pas aux Dieux. N’en pouvant plus de voir une de leurs œuvres détruite par cette guerre durant depuis des siècles, ils décidèrent de séparer les Humains des Démons. Alors ils créèrent deux rochers, l’un plein de lumière et de chaleur, l’autre sombre et froide comme la nuit profonde. Ils créèrent deux épées de forme identique mais aux mêmes propriétés que les rochers – une épée de lumière, une épée d’ombre – . L’épée dorée comme la lumière du Soleil fut plantée dans le Rocher de Lumière, alors que l’épée de l’Ombre fut plantée dans le Rocher des Ténèbres. Puis ils demandèrent à un Humain aux pouvoirs magiques, appelé un alchimiste, de lancer une incantation pour diviser ce monde en deux dimensions : l’une pour les Démons, l’autre pour le reste. Ainsi la guerre entre ces deux espèces prit fin.
C’était ce que racontaient les livres des légendes. Toutes les mythologies, toutes les histoires du monde jusqu’à un certain âge était en fait inspirée implicitement de ce combat classique, où deux espèces totalement opposées, chacune ne pouvant comprendre l’autre, se battent jusqu’au terme du monde. Par exemple, le Pégase avait été un des seuls Démons à prendre le parti des Humains : il s’appelait Allan, et tout ce qu’on savait de lui, c’était qu’il avait été alchimiste à une époque, et la seule différence physique entre le Pégase et lui, c’était sa corne.

- Super, ça ferait un très bon film !

La jeune fille soupira et referma le livre qu’elle lisait, intitulé « La véritable légende ». Elle s’appelait Hinamori Momo, et était au Lycée cette année malgré le fait qu’elle n’avait que 14 ans. Elle vivait en France dans une famille recomposée, mais elle venait du Japon, qu’elle avait dû quitter avec sa mère à l’âge de 5 ans. Elle avait les yeux marron et les cheveux bruns avec un léger reflet violet. On sentait ses origines asiatiques quand on la voyait. Elle avait une petite sœur et sa mère était enceinte. Un événement qui avait dénoué une partie de la vie de la jeune fille aînée, car c’était ça qui l’avait convaincue que cette fois, leur vie familiale allait être stable. Et puis, avoir une autre petite sœur ou un petit frère la rendait heureuse.
Ce jour-là, c’était une semaine après la rentrée, le 16 mai 2011. Elle avait trouvée le livre sur « La véritable Légende » dans une librairie à côté de son Lycée, avant les vacances, mais elle venait juste d’y jeter un coup d’œil, dans le car, en route pour son école. Elle ne savait pas trop pourquoi elle l’avait empruntée, c’était comme si une force mystique l’y avait obligée. Mais elle sentait qu’elle allait bien rigoler, avec ses copines, ou au mieux que cela l’inspirerait : elle adorait écrire des histoires, qu’elle faisait ensuite lire à son petit frère dont elle attendait toujours l’avis.
Elle le rangea dans son sac, en commençant déjà à réfléchir à ce qu’elle pourrait y dénicher, quand le car s’arrêta. Elle descendit et rejoignit un groupe de filles qu’elle avait aperçues dans la cour, dans leur Lycée. Puis elle monta directement devant la classe de son premier cour de la journée. Elle salua toutes les personnes qu’elle voyait, avec qui elle s’entendait bien : c’était sa plus grande force, sa bonté. Personne n’osait juste l’ignorer, dès qu’elle commençait à la connaître. La sonnerie retentit et ils rentrèrent dans la classe, déjà ouverte car leur professeur d’Histoire était déjà présent. À peine Hinamori se fut-elle assise que sa meilleure amie lui dit :

- Pas trop triste ?
- Non, pourquoi ? Je devrais l’être, aujourd’hui ?
- Et bien, Ludo n’est toujours pas revenu apparemment.

Hinamori gonfla une joue, comme à son habitude lorsqu’elle se vexait.

- Je m’en fiche, combien de fois il faudra te le dire ? Toi en revanche, on voit bien que tu es déçue.

Son amie rigola, et leur prof leur dit de s’asseoir et de se taire. Tout le monde exécuta le 1er ordre, mais le 2nd fut comme ignorée par les ¾ des élèves. Hinamori et son amie, dénommée Mathilde, continuèrent :

- C’est vrai. Mais moi, je ne le nie pas, au moins.
- Je ne nie rien du tout non plus ! Je n’ai rien à nier…
- Mais oui, on te croit, Hina, on te croit.

Elle se retourna vers celle qui venait de parler : c’était une blonde qui était assise à la table de derrière Hinamori et Mathilde.

- D’ailleurs, c’est pour ça que t’es toute rouge.
- Mais la ferme ! Je me fiche complètement de Ludovic…
- Les filles, devant, taisez-vous et sortez vos affaires.

Toutes trois se retournèrent vers le prof et Hinamori sortit son cahier de son sac, mais ses pensées étaient tournées bien ailleurs…
Ludo était un camarade de classe, très bon dans toutes les matières, rebelle toutefois, que tout le monde aimait bien, et assez beau gosse. La dernière fois que quelqu’un l’avait aperçu dans les alentours, c’était avant les vacances…
Une pionne frappa à la porte et entra.

- Ah oui, l’appel… Bon, qui est absent, aujourd’hui ?
- Ludo, encore. Qu’est-ce qu’il a ?
- Demandez à Hinamori, elle le voit tous les soirs dans son lit, non ?

Hinamori cassa sans faire exprès le crayon qu’elle avait alors dans sa main, tandis que la classe éclata de rire. Tout le monde n’arrêtait pas de la taquiner avec Ludo depuis un jour où elle s’était baladée seule avec lui et quand une de leurs amis les avait aperçus. Elle commença à se balancer sur sa chaise et dit :

- Cet abruti n’est simplement pas encore revenu de vacances… Il ne sait pas ce que ça veut dire, travailler…

Tout le monde rit à nouveau. Le prof fit taire la classe et reprit son cours. Au bout de cinq minutes, la porte s’ouvrit à nouveau, et un élève entra : c’était Ludo.

- Ouais Ludo !
- Enfin de retour de ses vacances !
- Bah tiens, il est pas mort, finalement !
- Ludovic, tu as failli être très en retard. Bon, va t’asseoir et sors tes affaires.

Un ordre inutile, car Ludo s’était déjà assis, il n’avait répondu à aucune remarque, aucun salut, il s’était contenté d’aller à sa place, ignorant tout le monde. Hinamori le regarda passer devant elle, et remarqua quelque chose d’étrange : il semblait avoir grandi un peu trop en seulement trois semaines, et ses cheveux noirs avaient beaucoup poussés. De plus, ses yeux d’ordinaire marron avaient maintenant une magnifique couleur rouge pétillante, comme des rubis, et c’était peut-être ceci qui donnait l’impression qu’il était plus pâle que d’habitude…
Hinamori fit mine de l’ignorer, mais les remarques de Mathilde étaient juste : il s’était sûrement passé quelque chose de grave pour lui. Mais plus l’heure passait, plus elle avait du mal à garder ses inquiétudes loin de ses pensées : elle se sentait mal de voir son camarade dans un tel état de détresse. Elle avait l’impression que ce n’était pas Ludo qui était assis derrière elle, car Ludo, le vrai répondrait, il dirait aux gens qui l’interrogeaient de ne pas s’inquiéter, il les rassureraient avant de se rassurer lui-même, au lieu d’ignorer le monde qui l’entourait. La sonnerie retentit et Hinamori fut la première à se lever et à sortir de la salle. En sortant, elle jeta un rapide regard vers Ludo, et elle eut la très nette sensation qu’il la fixait avec violence. Son regard était tellement dur… Mais cette sensation fut suivie d’une autre : était-ce vraiment ce regard noir qui avait frappée la jeune fille à la tête ? Hinamori plaqua une main contre son front, où elle avait eu l’impression de se prendre un poignard… Mais cette sensation partit aussi vite qu’elle n’était apparue.
La journée continua, et Ludo resta tout aussi insensible et mystérieux. Certaines filles de la classe prirent Hinamori à part, entre deux cours :

- Il veut vraiment rien nous dire…
- Et alors ? Vous n’avez qu’à le laisser dans son coin, si c’est ce qu’il veut.
- Allez, Hina, c’est bon, arrête ça…
- Arrêter quoi ? Je ne fais rien de mal. Mais s’il ne vous a rien dit du tout, je ne pense pas qu’il me dira quoi que ce soit.
- Et c’est là que tu fais erreur, il n’y a qu’à toi qu’il veut parler, je l’ai vu te fixer pendant toute l’heure de maths !
- Tu te trompes, il regardait juste droit en face de lui, il n’a même pas fait attention que j’étais là.

Et elle s’éloigna, n’en pouvant plus d’entendre toutes ces conneries. Mais qu’est-ce qu’elle y pouvait, si Ludo avait décidé de s’isoler ? Le mieux à faire, c’était de respecter sa volonté. S’il ne voulait pas parler à qui que ce soit, il devait avoir ses raisons… La classe entra dans la salle quand leur prof arriva et ouvrit la porte. Hinamori allait entrer en dernière quand quelqu’un l’attrapa au poignet.

- Hinamori, attend.

Elle se retourna alors vers le garçon qui voulait lui parler et soupira :

- Oh j’en peux plus des mecs… Lâche-moi, Séb, faut que j’aille en cours.
- Attend, il faut que je te parle de ce que je t’ai dit l’autre fois.

Le dénommé Sébastien était en fait venu lui parler quelques jours plus tôt, et lui avait fait une déclaration devant tout le monde, mais elle avait refusé : Sébastien était complètement bourré ce jour-là.

- Je ne veux pas t’entendre.
- Je crois que tu n’as pas bien entendu, ce n’est pas une question.
- Et je crois que tu n’as pas bien entendu non plus : je n’ai pas envie de t’entendre !

Elle le regarda alors droit dans les yeux, et ce fut comme si l’aura de bonté qui se dégageait d’elle avait soudainement brûlé. Sébastien ouvrit alors grand les yeux, comme paralysé par le regard noir de la jeune fille. Il tomba alors à genoux, la main libre sur sa tête.

- Argh, ma tête !
- Pff, t’es même pas capable de supporter que je m’énerve ? Maintenant, lâche-moi, abruti.
- Non… non ! N’approche pas ! N’approche pas ! ARGHHHH !
- Quoi, qu’est-ce qu’il t’arrive maintenant ? Tu as encore trop bu ? Tu es vraiment…

Mais elle fut interrompue par un autre cri de douleur beaucoup plus fort que les précédents. Au même moment, Ludo attrapa le bras de Sébastien qui tenait encore le poignet de Hinamori, et pour la première fois, l’expression de Ludo changea : on pouvait voir dans ses yeux rouges et son sourire sadique une joie sauvage… Hinamori, effrayée par ce visage sanguinaire, ne remarqua pas tout de suite l’autre événement étrange : lorsqu’elle baissa les yeux sur la main de Ludo, elle ne pouvait plus voir ni la main de Ludo, ni l’avant-bras de Sébastien : ils étaient comme transformés en pics de métal. Elle se dégagea en hurlant et recula de plusieurs pas. Les pics se propageaient sur tout le bras, puis tout le corps de Sébastien, qui fut ensuite comme absorbé par Ludo qui brilla pendant une seconde d’une lueur dorée.

- AAAAH! Ludo, mais qu’est-ce que t’as fait ?! Où est Sébastien ?! Et… ces choses…?! Mais qu’est-ce qu’il se passe ?!
- Hinamori, qu’est-ce que tu fais ? Entre, et Ludovic aussi.
- Madame, attention, il y a quelque chose de bizarre avec Ludo !
- Quoi, qu’est-ce qu’il y a, Ludovic ? Tu es malade ? Bon, Hinamori, emmène-le à l’infirmerie.
- C’est pas ça, c’est… Ludo, non, éloigne-toi !

Ludo s’était approché lentement de leur prof, et la fixait avec la même expression que précédemment. Puis il tendit sa main et planta le prof avec, en plein cœur. Il s’écarta et du sang gicla dans tous les sens, alors que la professeur tombait sur le sol, sans mouvement. Les élèves dans la classe hurlèrent lorsqu’ils la virent, et les plus courageux jetèrent un regard hors de la salle, le plus loin possible de la porte. Tout ce qu’ils virent, c’était Ludo, avec la même joie féroce, regarder Hinamori qui reculait, terrorisée par ce qu’était devenu son camarade de classe.

- Ludo… Ludo… ! mais qu’est-ce que tu fous ?!

Elle remarqua alors qu’inconsciemment, sa main s’était plaquée contre sa tête qui lui brûlait maintenant, depuis qu’elle avait croisé le regard de Ludo.


- Non…

La douleur était de plus en plus aiguë alors que Ludo s’approchait.

- Non ! N’approche pas… N’approche pas !

La main de Ludo se tendit vers la jeune fille paralysée de peur.

- VA T’EN ! N’APPROCHE PAS ! VA T’EN !!!

La porte au bout du couloir, menant à des escaliers, s’ouvrit alors à la volée, derrière Ludo, et quelqu’un arriva en courant vers la scène, mais ce n’était pas possible, Hinamori devait halluciner à cause de la douleur… Car la personne qui arrivait avait exactement la même tête que le monstre qui avait l’apparence de Ludo.

- Toi, là, t’approche pas d’elle !
- C’est pas vrai… ! Ludo ?!

Le monstre fit mine de ne pas l’entendre, alors le nouveau venu lui prit le poignet de la main tendue vers Hinamori.

- Tu ne m’écoutes pas, bâtard ? Eloigne-toi d’e…

Mais à l’instant où il effleura le monstre, la main de celui-ci se transforma en pics de métal, comme à l’instant d’avant, quand il avait « mangé » Sébastien. Ludo s’éloigna alors juste à temps.

- Ooah, c’est quoi ça ?

Le Démon se tourna vers Ludo.

- Pourquoi on a la même tronche ? Je ne me rappelle pas d’avoir eu un frère jumeau. Surtout pas un frère Démon.

En effet, Ludo et le monstre se ressemblaient terriblement. Mais si le monstre semblait mort, une certaine chaleur se dégageait du teint de Ludo, peut-être parce qu’il était bronzé… Et ses yeux étaient bien marron. Ses vêtements étaient habituels aussi : un short et un Tee-Shirt noir, avec une veste en cuir noir.
Le Démon tendit son bras, comme s’il brandissait une épée vers Ludo. Alors sa main fut comme brisée à la paume, et une lame dorée en sortit.

- Ah, mais c’est…

Pourquoi Hinamori fut-elle rassurée que Ludo soit aussi perdu qu’elle ? Elle ne le savait pas, mais en tout cas, elle se sentait bien à l’idée que si elle allait mourir, elle ne serait pas la seule à mourir sans rien comprendre.

- Eclipso ! Tu vas arrêter de jouer à cache-cache, maintenant ?
- Tout ça ne serait pas arrivé si tu m’avais pas oublié en Allemagne, abruti.

Alors la jeune fille fut encore plus perdue qu’avant. Etait-ce le monstre qui avait répondu à Ludo, ou bien c’était bien l’épée qui venait de parler ? Et finalement, Ludo en savait plus qu’elle sur ce qui se passait…

- Désolé, c’est vrai… Mais tu me connais, non ? Je suis tête-en-l’air. Bon, c’est quoi ce truc ? C’est pas une de tes illusions, tu ne peux pas les activer sans moi… Et c’est pas une race que je connais, si ?
- On parlera plus tard, sors-moi de ce truc d’abord, c’est chiant de rien pouvoir foutre.
- D’accord, d’accord… Eclipsa, tu vas devoir m’aider.

Alors il enleva sa veste en cuir et il y eut comme une distorsion sur lui : c’était comme si la lumière subissait une perturbation autour de lui. Apparu alors une sorte de harnais sur son corps, avec une ceinture faite pour porter une demi-dizaine de pistolets, et deux fourreaux en croix dans son dos. Il sortit alors une épée d’un de ses fourreaux. Elle était identique à celle du monstre, sauf qu’elle était tellement sombre qu’on ne la voyait que grâce à un reflet violet sombre.


- Bien sûr que je vais t’aider, idiot, c’est mon frère qu’il faut sauver !
- Depuis quand tu te préoccupes du fait que ce soit ton frère ?
- Ben… Depuis... Je sais pas, en fait.
- Bah, peu importe. Il faut juste détruire cette chose, pas vrai ? Ce sera pas trop dur alors…
- Fais gaffe quand même, c’est un EL.

Hinamori voulait rentrer dans la salle avec ses camarades, mais elle semblait paralysée. Elle comprenait de moins en moins, elle avait la tête qui lui tournait et des nausées à la vue du sang qui continuait de s’étaler sur le sol.
Ludo poussa alors sur ses jambes et fonça sur le monstre qui contra son coup de sabre. Mais Ludo passa au-dessus de lui et se retrouva entre lui et Hinamori. Il se retourna alors vers sa camarade de classe.

- Yo, Hinamori ! Comment ça va ?
- Ludo ? C’est vraiment toi ?
- Bien sûr que c’est moi ! T’es même pas capable de me re…

La lame dorée le transperça alors en plein cœur. Hinamori poussa un cri de terreur.

- Ludo, non !!!

Le monstre enleva sa lame du corps de Ludo, d’où s’échappait beaucoup de sang… mais Ludo ne tombait pas.

- Ta maman t’a jamais appris à ne pas couper des gens en pleine conversation ?

Hinamori avait du mal à croire que c’était vraiment Ludo qui parlait. Il avait été transpercé en plein cœur, n’était-il pas censé tomber comme le prof, et mourir ? Ce monstre n’allait-il pas tuer tout le monde ici ? Le Lycée ne serait-il pas plein de sang à la fin, empestant la mort ?
Et pourquoi la blessure se refermait-elle toute seule, sans soins médicaux ?
Ludo se retourna vers le monstre.

- C’est mauvais, vraiment mauvais… Malheureusement pour toi, je déteste les gens malpolis. Alors…

Il y eût les mêmes perturbations de lumière autour de Ludo et son sang qui était par terre ou en train de couler, et tout ceci disparut. Ludo se retrouva derrière le monstre, là où il était un instant auparavant.

- … tu vas juste mourir sur le champ.

Son épée noire brandie vers le ciel brilla d’une lumière noire, mais tellement brillante… C’était un paradoxe terriblement charmant, pour Hinamori. Mais comment était-ce possible ? Une ombre pouvait-elle briller ?
Ludo frappa le monstre qui se retournait et celui-ci disparut, détruit par la puissance de la lumière noire. Tout ce qu’il resta, ce fut sa main, qui tomba par terre, se transforma en pics de métal, et se désintégra, impuissante.

- Mala suerte. Si tu n’avais pas pris mon Eclipso, on aurait pu bien s’entendre… C’est vraiment…

Mais il fut coupé par une Lumière extrêmement brillante qui venait du bout du couloir, où il était arrivé. Hinamori était aveuglée, mais Ludo se retourna et semblait bien voir de qui elle venait : l’épée dorée avait disparue suite à des perturbations de lumière. Le véritable démon était à l’autre bout du couloir et faisait l’expérience du pouvoir de l’épée de Lumière, Eclipso.
Le démon frappa, exactement comme Ludo venait de le faire, et une onde de lumière dorée se rapprocha à toute vitesse. Ludo la contra juste en frappant avec son épée noire.

- Eh là, c’est mon épée de Lumière, tu crois sincèrement que je crains son pouvoir ? Cela dit, je dois te féliciter, EL. Je n’ai jamais entendu parler d’un Démon capable d’utiliser les pouvoirs d’Eclipso & Eclipsa.
- C’est vrai que c’est une première de l’histoire… Comment ça se fait, frangin ?
- C’est évident, non ? À votre avis, pourquoi a-t-il absorbé ce gamin ?
- Ce gamin ?
- Il veut parler de…
- Ah, Séb ? C’est vrai, je sens son âme émaner de lui. Alors, il avait bien l’âme d’un Dieu, hein ? Mais alors, il peut parler, non ? Pourquoi tu ne réponds pas, EL ?
- Les ELs ne doivent pas être capable de parler, même avec une âme.
- Qu’est-ce que tu racontes ? Enfin, tu connais les lois de l’Univers, non ? Peu importe…
- Ludo… qu’est-ce qu’il… ?
- Plus tard, Hina. Désolé, mais je dois d’abord éclater cette pâle copie. Eclipso, Eclipsa, vous êtes avec moi ?
- Quand tu veux.
- Vas-y, Ludo ! Le pouvoir de la Lumière et de l’Ombre est à toi ! Mala suerte para él !
- Non, cette fois, je ne le dirai pas. Je vais juste écraser cette vermine…

Le bras du démon, contenant l’épée de Lumière, explosa alors et Eclipso fut comme attiré par la main de Ludo qu’il venait de brandir. Il attrapa la poignée et fit s’entrechoquer les pointes de ses deux épées.

- … par la force !

Il frappa en croix avec les deux épées et le monstre s’écrasa contrer le mur, puis se disloqua.
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Red
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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Jeu 1 Sep - 19:44

Bon, personne ne veut laisser de commentaires, alors je me lance. J'ai pas aidé du tout pour cette fic, alors c'est normal si je te dis que c'est vachement moins bien que notre fic Gundam xD! Mais c'est pas mal, même si quelques éléments sont repris d'autres univers (la petite Momo, par exemple) . Sinon, je suis curieux à propos de la destination que ça va prendre. Ah, et Faustine te dit qu'elle espère que ce sera à la hauteur de ce que tu lui as promis (tu prends pas mal de risques, non?) . En tout cas, à titre personnel je n'ai qu'une chose à dire, et tu sais ce que c'est, hein?
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Ryû

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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Ven 2 Sep - 9:41

Tiens tiens tiens... Ca me dit quelque chose, tout ça ! lol
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Anna

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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Ven 2 Sep - 17:32

Bon, j'viens de finir et j'dois dire que c'est vraiment pas mal. C'est prometteur. Par contre, si j'peux me permettre un truc, le violet clair sur fond gris c'est juste infect.

Sinon, j'attends la suite avec impatience.
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Zêto Ketsuni
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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Sam 3 Sep - 11:20

Anna --> Ouais, mais tu sais, il y aura forcément au moins une couleur gênante à lire, vu le nombre qu'il y a ^^.

Ryû --> C'est juste, je te l'ai envoyée sur MSN. Je me suis dit qu'elle méritait aussi d'être publiée. D'ailleurs, je ne vais pas tarder à me lancer dans la suite!

Red --> Euh... tu veux me dire gentiment "Ta fic c'est de la merde?" XD non j'comprends mais t'inquiète pas, je me lance dans la fic Gundam parallèlement à DMC. C'est vrai que sans Titine et toi, les idées sont moins bonnes. J'allais pas me créer un univers entier tout seul, quand même! Quoique, tu verras, comme je l'ai promis à Faustine, ça prend une tournure plus imaginée par la suite.

Bref, voici la suite, puis je la posterai régulièrement, à un ou deux chapitres par semaine :





Chapitre 2 : Humains et Démons.
Ludo souffla, puis se tourna vers Hinamori, qui remarqua que son mal de tête disparut en même temps que le monstre. Elle regarda Ludo dans les yeux, et elle sut que c’était le vrai lorsqu’il lui dit :

- Tu vas bien, Hinamori ?
- Ca… ça, va, oui. Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’était quoi, ce… cette chose ? Qu’est-ce que c’est que ces armes… ? Et pourquoi tu parais avoir grandi plus que ce n’est possible en trois semaines ?
- Et bien, tu en as, des questions… Serais-tu devenue curieuse, avec le temps ? Si tu tiens à le savoir… C’était un Démon…
- Un EL, en fait.
- Qu’importe, pour elle, il n’y a aucune différence, comme pour moi : c’était une menace pour les Humains.
- Aucune différence ? Mais c’est aussi différent que le ciel et la Terre !
- Ou plutôt la mer et la terre.

Ludo soupira.

- Comme je l’ai dit : qu’importe. Ces épées, ce sont Eclipso et Eclipsa. Eux, ce sont vraiment des Démons.
- Des Démons ?
- Ouais, enfin, ça l’était… Je ne vais pas tout t’expliquer, je ne suis pas le mieux placé pour ça. Mais ce que tu dois savoir, c’est que ces Démons sont des gentils Démons.
- Un beau paradoxe, pas vrai ? Si on est gentil, c’est simplement parce que l’âme de celui qui nous tient est pure. Comme tu l’as vu quand le EL tenait mon frère, on peut être agressif comme un fauve traquant sa proie.
- Mais comment il s’est retrouvé entre les mains de cette chose ?
- Demande à Ludo.
- La ferme. Je t’ai sauvé, non ? L’erreur est réparée, n’en parlons plus, c’est du passé. Les autres pistolets sont des classiques, ils n’ont rien de spécial.
- Mais pourquoi tu te retrouves avec tout ça ? Qu’est-ce qu’il se passe, j’ai l’impression d’avoir loupé un gros épisode !
- C’est vrai. Quoi, tu pensais tout savoir sur moi ? Mais tu ne connais que ma vie normale. Et c’est mieux ainsi…
- … mais ça ne va pas durer.
- Qu’est-ce que tu racontes ?
- Tu ne remarques rien ?
- Pauvre garçon, il a perdu son flair…
- N’importe quoi, je sens très bien les âmes qui m’entourent.
- Alors tu n’en remarques pas une spécialement brûlante ?
- Si, bien sûr… Et alors ?
- C’est l’âme d’une déesse.

Ludo s’apprêta à répondre, puis referma la bouche. Il fronça les sourcils, en regardant Hinamori.

- Et alors, quoi ? Vous comptez l’entraîner elle aussi ? Je peux très bien la protéger moi-même.
- Tu vas pouvoir prouver ça. Des Démons arrivent. Tu les a senti, non ?
- Ouais… et autre chose aussi. Cette âme, ce n’est pas…
- Shun et un de ses potes, encore ? Ils en ont vraiment après nous, ou quoi ?
- Qu’est-ce qu’on a fait de mal ?
- Oh rien, t’as juste presque fusionné les Dimensions démoniaques et humaines, t’as déserté le monde des Humains, juste le temps qu’un de tes vieux camarades de classe se fasse déchiqueter par une espèce que tu as fait apparaître ici…
- Ca va, c’est pas si grave, l’ EL est détruit, et les Démons sont trop bêtes pour remarquer qu’il y une ouverture dans le portail interdimensionel…
- Et lui, tu crois qu’il l’est ? Il a toujours rêvé de cette occasion. C’est un miracle qu’il soit pas déjà sur Terre…

Ludo baissa les yeux. Hinamori remarqua que son regard avait subitement changé : si une seconde auparavant, il avait quelque chose d’apaisant, de puissant, là, plus que de la colère, c’était de la peur qui se traduisait.


- Ludo, qu’est-ce qu’il y a ? De qui vous parlez, là ?
- Peu importe…
- Mais rien ne t’importe, pourtant tout ce qui te concerne est important, alors dis-moi.
- T’occupe, tu ne comprendrais pas, de toute façon. D’ailleurs, tout ce qui va se passer désormais va être au-delà du niveau de compréhension humain. Alors, ferme-la et contente-toi de regarder et ne pas nous poignarder dans le dos.
- Vous poignarder ?
- T’occupe pas de ce qu’il raconte, gamine, rejoins ta classe et dis-leur ceci : le Ludo que vous avez vu aujourd’hui était un faux, le vrai est ici, vivant, et il s’occupe de tout.
- Euh… D’accord, mais d’abord, je veux savoir pourquoi Ludo a tout ça, pourquoi il affronte des Démons, et…
- Plus tard, Hinamori. On aura tout le temps plus tard… Compris ?

Elle le dévisagea un moment, avant de hocher la tête et de rentrer dans la classe. Un professeur arriva et entra à sa suite, avec sa classe, en courant : certains reconnurent Ludo mais ne se posèrent pas de question. En effet, ils étaient poursuivis par des Démons.

- J’ai raison, pas vrai les gars ? Si ce que vous dites est vrai, alors Dante voudra sûrement avoir Hinamori sous ses ordres…
- Ouais.
- Et ça va encore être moi qui vais avoir la tache de l’entraîner, hein ?
- Et au final, elle mourra, comme la précédente. C’est ce que tu veux dire ?
- … Bah, peu importe. On verra plus tard ce qu’il adviendra d’elle. En tout cas, une chose est sûre : tant que c’est moi son bouclier, elle ne craindra rien. Je l’ai juré : jamais plus je ne laisserai mourir quelqu’un que j’ai sous mon aile. Alors, pour cette fois, Hina, contente toi de regarder…

Il fit tourner Eclipsa, qu’il tenait de la main droite, et trancha avec cette épée de l’Ombre devant lui, alors qu’un Démon approchait : c’était une sorte d’épouvantail qu’on avait aspergé avec des sauts de peinture de couleurs sombres, et un sac d’un orange vif sur la tête, avec une lame à la place d’une jambe.

- Bien, venez, c’est à votre tour, bandes d’enfoirés. Combien vous êtes ? Sûrement pas autant qu’en Enfer, hein ? Plus puissants ? Plus faibles ? Venez, je vais vous tester…

Un autre arriva, mais cette fois, c’était un bras qui était remplacé par une lame, et sa cagoule était bleu foncé. Etant plus rapide que l’autre, il se rapprocha plus vite et frappa Ludo qui rangea Eclipso dans un des fourreaux dans son dos et attrapa ensuite à la main la longue lame. Puis il trancha le Démon avec Eclipsa, et la bête disparut. Le premier sauta en l’air, et fit un salto. Cette fois, Ludo n’arrêta pas la lame, il se contenta de la trancher en même temps que son possesseur, grâce à Eclipsa. Un cri étrange se fit entendre dans son dos et il bougea Eclipso dans son fourreau en sorte de bloquer le coup du Démon qui l’attaquait en traîtrise en essayant de le planter. La pointe rencontra la lame dorée de Lumière que Ludo sortit après avoir avancé d’un pas et s’être retourné. Puis il trancha le Démon avec la même lame

- Mais quelle fiote, celui-là… Vous n’êtes pas tous comme ça, hein ?

D’autres cris semblables au précédent raisonnèrent dans tout le couloir : des Démons arrivaient des deux côtés. Ludo soupira.

- Vous n’avez toujours pas compris ? Je suis dans mon élément, c’est mon territoire, vous ne pouvez pas me vaincre. Je vous dirais bien de fuir, mais il n’y a aucune chance que vous compreniez le sens du mot… Bon, et bien, mourez juste.

Il se mit alors face au mur, en tendant les bras, chacun d’un côté du couloir. Puis il fit tourner ses deux épées, tellement vite qu’au bout de quelques secondes, on voyait juste deux disques, un noir, et un doré. Puis il fit s’entre choquer ces deux disques, et tout s’éteignit un bref instant. L’instant d’après, Ludo avait disparu : il était allé à un bout du couloir.

- Je vous aurai tous, en un coup.

Il rangea Eclipso et Eclipsa dans leur fourreaux, et prit un étrange collier qu’il avait sur lui : c’était un bijou fait en argent pur, où des étoiles avaient été découpées, et avec un vrai petit sablier au milieu. Le bijou se mit à briller au contact de la main de Ludo, jusqu’à n’être qu’une boule de lumière bleue argentée. Il serra son poing et la boule prit la forme d’un pistolet. La lumière s’arrêta, et Ludo avait à la main un pistolet d’argent qu’il venait de faire apparaître. Il visa alors là où les Démons se concentraient.

- C’est Silver Death-Bringer. Une seule balle perce absolument tout… et c’est avec ça que votre vie prend fin. J’espère que vous reviendrez avec un peu plus de bonté dans l’âme… Adieu.

Il appuya alors sur la gâchette, et une balle d’argent en sortit, à une vitesse largement supérieure à celle d’une balle normale. Mais elle n’atteignit pas les Démons : le professeur qui était auparavant entré dans la salle de classe où se trouvait Hinamori était sorti et avait attrapé la balle. Il souriait. Ludo baissa son arme, intrigué. Une expression de stupéfaciton passa sur son visage le long d’une seconde, et il sourit.

- Alors c’est ici que tu te cachais, hein ? T’en avais marre de me voir buter tous tes Scarecrow, hein ?
- Ces minables ? Mon dieu, non… J’ai juste eu l’idée de laisser mes petits s’occuper de tes amis, pendant que je t’abats. Je me suis rendu compte que c’était une erreur de leur faire confiance…
- Eh, on est d’accord, pour une fois. Allez, sors de ce corps, ce n’est pas drôle de te tuer sous cette forme.

Le professeur rigola, mais pas d’un rire joyeux, normal. Hinamori qui observait la scène du mieux qu’elle put de l’intérieur de la salle, remarqua aussi que sa voix avait quelque chose de complètement anormal. Elle n’était pas rauque, elle avait quelque chose d’inhumain.

* C’est quoi, ça, encore ? Sa voix est comme cristalline… mais pourquoi j’ai l’impression de sentir du cristal ténébreux ? Je ne comprends plus rien… est-ce que mes sens ont sombré dans la folie ? *

Elle coupa le fil de ses pensées lorsque le prof monstrueux entra dans la salle, lentement. Il passa devant les élèves terrorisés, jeta un bref regard vers eux, puis brisa le verre rien qu’en le touchant. Puis il sauta et durant la chute, les élèves pouvaient voir son corps se déformer, se déchirer. Lorsqu’il s’écrasa sur le sol, il ne restait qu’une énorme flaque de sang… et un autre monstre semblable au premier qui était apparu : il était tout en métal. Il était toutefois bien plus grand – de la taille du lycée.

- Ce n’est pas un EL.

Hinamori se tourna vers Ludo qui lui souriait.

- Ce n’est rien que du fer, un métal que les Humains connaissent très bien. L’autre Démon était un métal extra-terrestre. Mais c’est vrai que ça se ressemble… C’est le chef des petits Scarecrows de tout à l’heure : Iron Scarecrow.

En effet, physiquement, il ressemblait plus aux Démons qu’il y avait dans le couloir : il n’avait pas de masque sur sa tête, qui n’était qu’une boule noire protégée par des lames de fer dépeintes, s’allongeant derrière sa tête, formant comme un casque. Le reste de son corps était pareil : il avait quatre « jambes » qui se terminaient en lames. Il avait aussi quatre bras - deux sur chaque épaule - dont les avant-bras n’étaient qu’une lame.

- Bon, j’y vais alors.
- Attends, Ludo !
- Tu crois sincèrement que j’ai du temps à perdre ? T’as pas vu le gros machin qui s’apprête à détruire le lycée ?
- Ce n’est pas ça ! Qu’est-ce que tu fais de ceux-là ?!

Elle pointa du doigt les Démons qui s’approchaient d’eux. Ludo ne se retourna même pas.

- Ceux-là ? Je les laisse à des collègues.
- Des collègues ?

Sur ce, il sauta aussi, mais son corps ne changea pas. Seul le sol fut déformé lorsqu’il atterrit dessus. Il y eut des cris d’exclamation quand la classe vit le vrai Ludo, vivant, sauter, et des cris de soulagement quand tout le monde vit qu’il n’avait rien.
D’autres hurlèrent lorsqu’un des Démons entra dans la salle, en fixant un des Humains. Mais une main l’attrapa à l’épaule, et la seconde d’après, il était en train de brûler, à terre.

- Qu’est-ce qu’il lui prend? S’attaquer au gros sans même éradiquer les Démons les plus proches…

Un homme aux cheveux bleu foncé décoiffés entra alors, sans se soucier des autres Démons qui étaient derrière lui.

- Il nous fait confiance, grand frère. Ludo agit toujours comme ça.

Un des Démons sauta pour l’attaquer, mais une chaîne en argent vint le transpercer et il disparut. Un autre homme entra, plus jeune que le premier. Il avait les cheveux longs, verts et soyeux. Si le premier paraissait rustre, presque sauvage, le second avait l’air soigneux, doux. On ne pouvait imaginer plus grande différence entre deux hommes…

- En tant que leader de missions, hein ? C’est vraiment indignant… Mais bon. Laissons-le faire à sa guise. Une fois qu’il se sera fait éclater, je m’occuperai d’Iron Scarecrow.
- S’il se fait éclater. Mais ça ne risque pas d’arriver. Tu sais, il revient d’un long séjour en Enfer. Plus d’un an…
- Un an ?

Hinamori se rapprocha des deux hommes, confiante, car elle savait que c’étaient des « collègues » à Ludo, donc des gentilles personnes.

- Qu’est-ce que vous racontez ? Ludo était ici il n’y a même pas un mois !
- Hina a raison, vous devriez revoir vos sources…
- Un an en Enfer, ça fait trois semaines dans notre monde. Le temps est vingt fois plus long en Enfer.

Hinamori leva un sourcil sceptique, avant de le rabaisser : trois semaines que personne n’avait vu Ludo, multipliés par vingt, ça faisait bien un an et quelques semaines…

- Alors Ludo a été en Enfer tout ce temps ?
- C’est vrai, même le vrai paraissait plus grand !
- Ouah, un an en Enfer… mais comment il en est revenu ?

Le premier homme soupira et frappa un Démon qui entrait dans la salle, qui finit à terre, brûlant, puis disparut.

- Désolé les gars, je suis de mauvaise humeur. Vous allez juste brûler par le feu du Phénix !

Il ferma son poing et frappa dans le vent, d’un coup très puissant, qui fit du vent. Apparemment, ce vent était spécial : lorsqu’il souffla sur les Démons, ils commencèrent tous à brûler.

- Maintenant, à Ludo de jouer.

Hinamori retourna près de ses camarades qui discutaient des nouveaux venus.

- Hé, t’as vu le garçon aux cheveux verts ?
- Il est trop beau ! T’as vu cette douceur sur le visage !
- Trop craquant…
- Vous savez, les filles, il n’est pas sourd…


En effet, le garçon semblait tout entendre. Mais il était trop absorbé par ce qu’il se passait en-dehors : Iron Scarecrow avait tenté d’écraser Ludo avec une de ses jambes, mais celui-ci avait fait un énorme saut et était maintenant sur la lame d’un des bras droits du Démon géant.

- Allez, mon gros, bats-toi sérieusement. Vas-y à fond. Ce n’est quand même pas tout ce que tu as ?
- La ferme, espèce d’insecte ! Tu ne fais que courir ! Mais je finis toujours par avoir mes proies…
- Vraiment ? Dans ce cas, je vais avoir le plaisir d’être ta première proie à ne pas être attrapé.
- Parce que tu crois pouvoir m’échapper ? Mais tu es déjà à moi !
- Quoi ?
- Car ton plus gros point faible… je le connais.

Il éleva alors une de ses lames gauches droit vers le ciel, et fit s’abattre cette même lame sur le lycée. Ludo disparut alors et réapparut sur le toit du bâtiment à protéger. Il sortit Eclipso et bloqua la lame géante, mais ses pieds s’enfoncèrent un peu.

- Mon plus gros point faible, tu dis ? C’est vrai… j’ai tellement de choses à protéger. C’est pour ça que je suis allé en Enfer. Je me suis entraîné, jour et nuit, pendant plus d’une année, dans le pire lieu qui existe. Et ce dans le but d’être plus fort… de pouvoir protéger ce que je veux protéger. Et dommage pour toi, je suis fatigué de cet entraînement. Alors je vais simplement te montrer l’écart de force entre nous deux et en finir ici et maintenant.

Scarecrow ramena sa lame vers lui et attaqua Ludo d’un coup parfaitement horizontal que Ludo put facilement éviter en sautant, malgré la taille de la lame.

- En finir ? Je suis un des plus puissants Démons. Qu’est-ce que tu es ? Un simple Humain qui croit surpasser tout le monde simplement parce qu’il a vécu un an en Enfer ? J’ai fait toute ma vie en Enfer. Tu dis que plus on vit en Enfer, plus on est fort ? Alors je suis mille fois plus fort que toi !

Il frappa à nouveau avec une lame de sa droite, et Ludo ne prit pas la peine de l’éviter : il la planta avec Eclipsa sur le côté, ce qui arrêta le coup. La lame dont la pointe s’était arrêtée juste devant la gorge de Ludo se fissura alors, puis se brisa. Iron Scarecrow poussa un hurlement.

- Qu’est-ce que… ?!
- Tu ne comprends toujours pas, hein ? Je ne suis pas seul. J’ai deux Démons surpuissants à ma solde.

Il disparut et réapparut à nouveau sur l’épaule du géant.

- Eclipso&Eclipsa sont à moi… Je contrôle la Lumière et l’Ombre. Ces ondes ne sont pas seulement captées par les nerfs optiques, elles peuvent s’infiltrer dans le cerveau de n’importe qui, et n’importe quoi, par n’importe quel nerf sensitif, selon l’espèce. Même les Démons ont des nerfs sensoriels. Ainsi, ce pouvoir atteint n’importe qui, et ne peut être contré. En d’autre termes, aucun pouvoir ne peut le surpasser.

La gorge d’Iron Scarecrow, bien qu’en métal, fut tranchée alors que Ludo n’avait pas bougé : celui-ci disparut encore et réapparut : apparemment, il avait sauté à partir du sol, et avait tranché Iron Scarecrow avec Eclipso.

- Je peux contrôler ce pouvoir, ce qui fait de moi le plus puissant.

Il retomba, près de la tête qui s’était déjà écrasée sur le sol.

- … Impossible… Non…
- Désolé, mais c’est la stricte vérité. Dès le début du combat, j’avais déjà gagné. Adieu.
- Non… maître, pardon, je vais me rattraper, non, NOOOOOOON !
- Quoi, tu pleures ton maître ? Dommage pour toi, il n’est pas là…
- Oh, vraiment ?

Le rire de Ludo s’arrêta net lorsqu’il entendit une voix venir des cieux, alors qu’un nuage noir, plein d’éclairs, avait caché le ciel au-dessus de la zone. Hinamori avait remarqué que ce nuage était apparu de nulle part. En plus de ça, les éclairs étaient de couleur noire. L’un d’eux tomba sur le corps d’Iron Scarecrow qui disparut en poussant un hurlement avec le même timbre cristallin démoniaque, comme le décrivait Hinamori.

- Merde, c’est pas bon ça, c’est pas bon !

Tout le monde se retourna vers le garçon aux cheveux verts, qui s’appelait Shun, d’après sa conversation avec son frère. Les autres ne comprenaient pas, mais Hinamori sentait quelque chose de mauvais, effectivement : son cœur était comme alourdi depuis que le nuage était apparu. L’homme aux cheveux bleus, dénommé Ikki, sauta par la fenêtre et frappa là où la foudre s’était abattue : un autre homme était apparu à cet endroit précis. Hinamori ne pouvait pas bien voir, alors elle sortit de la salle et descendit les escaliers. Arrivée dehors, elle pouvait voir Ikki par terre, aux pieds d’un homme pâle comme un cadavre. Il avait les cheveux très longs, noirs et hérissés, et avait des yeux d’un bleu sombre comme les abysses. Il tenait à la main une épée noire et grise, avec des ailes noires sur la garde, et un améthyste incrusté dans le manche. Il la brandissait vers l’homme qu’il venait de mettre à terre.

- Aurais-tu perdu la tête ? Ne sais-tu pas qui je suis ? Ou alors es-tu tellement désespéré que tu as sombré dans la folie ? Ne sous-estime pas un…

Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase car Ludo l’attaqua par derrière avec Eclipsa. Mais un coup d’épée suffit pour que l’épée de l’Ombre s’envola et se planta sur le toit du lycée.

- Ludo, quelle surprise… Alors, tu es revenu vivant, finalement.
- La ferme ! Qu’est-ce que tu fous ici ?!
Le nouveau venu prit Ludo par le col avec sa main libre et le jeta contre le mur du lycée qui s’abattit.

- Je te l’ai déjà dit, non ? Ne me parle pas comme si j’étais ton égal. Je te suis supérieur en tout point.

Il planta son épée dans le vide, à côté de lui : Ludo apparut alors, la lame de l’inconnu dans son épaule. L’autre Ludo n’était en fait qu’une image qui disparut, alors que le mur abattu revint à la position et la forme normales, et que l’Eclipsa sur le toit disparut aussi. Ludo ouvrit grand les yeux.

- Que… comment ?!
- Cela dit, je dois te féliciter. Tu as découvert que la Lumière n’agissait pas que sur les nerfs optiques. De parfaites illusions… Il ne manque qu’une chose : de la force. Tu croyais que puissance rimait avec force ? Tu croyais qu’avec du pouvoir, tu pourrais protéger les gens ? Que tu es faible…
- Ta gueule !
- Que ce soit au niveau de l’esprit, au niveau de l’expérience, au niveau de la force… Tu n’es rien du tout.

Ludo serra les dents et frappa avec Eclipsa. L’inconnu pris par surprise ne put l’éviter ni le contrer. Mais il n’avait aucune égratignure…


- Le pouvoir de la Lumière noire… Luz Oscura. Pas mal… mais c’est inefficace contre moi.
- Impossible ! C’est…
- …ta meilleure technique ? Mais tu sais très bien que je contrôle les Ténèbres. Pourtant, tu attaques quand même… C’est ce que vous appellez l’espoir, hein ? Pour moi, ce n’est rien de plus que de la folie. Elle te vouera à ta perte.

Un éclair noir tomba à nouveau, sur Ludo cette fois.

- Ludo, non !!!

Hinamori arriva en courant et s’agenouilla auprès de Ludo, dont les vêtements étaient à moitié détruits par la puissance de la foudre. Elle essaya de le toucher mais pris le jus.

- Bâtard ! Qui es-tu ? Qu… mais ?

Elle leva la tête vers l’inconnu et croisa son regard. Alors, ce fut comme si elle venait de plonger dans les fin-fonds d’un océan. Etait-ce ses sens qui la trompaient, lui faisant penser que la pression qu’elle sentit alors fut celle qu’on ressentait lors de la plus laborieuse des expéditions maritimes ?

- Tu es bien brave, gamine. Cependant, tu ferais mieux d’écouter plus ton instinct de survie que ton cœur. Même les Humains peuvent sentir la pression de mon aura.
- Votre… aura ?
- Oui. Même toi, tu peux comprendre ce que ça signifie. Tu ne peux pas bouger, n’est-ce pas ?

En effet, Hinamori tenta de se relever, mais son corps ne répondait pas. Elle pouvait à peine garder la tête levée vers le sombre inconnu.

- Tu m’as posé une question, je crois. Puisque tu vas bientôt mourir, je vais faire preuve de pitié en te répondant : je suis…

Une chaîne dorée arriva alors et le transperça.

- Plus un mot. C’est dans ton intérêt.
- Hmpf, aucun de ces singes n’ont le sens de la politesse et de la logique. Je pensais t’avoir déjà enseigné que cette chaîne ne m’atteindrait pas.

Il la prit avec une main et remarqua alors quelque chose d’étrange : celle qu’il avait autrefois anéantie était en argent, sans signe distinctif. Maintenant, elle était dorée, et une aura divine semblait en émaner.

- Oui, l’ancienne chaîne d’Andromède a été brisée. Mais tu n’as quand même pas oublié qui je suis ? J’ai l’âme d’Andromède en moi. Je peux reconstituer son pouvoir comme bon me semble. J’ai pu m’entraîner et forger de nouvelles chaînes. Des chaînes pleines de la bonté de mon âme.

L’inconnu regarda alors Shun : il n’avait plus les habits d’Humain normaux. Il portait une sorte d’armure rose avec des motifs dorés, semblables à des branches d’or. Son casque – de la même couleur que l’armure, avec des cornes d’or - recouvrait ne recouvrait sa tête qu’au niveau du front et de ses joues. De longues ailes ornaient l’armure dans le dos. Elles retombaient sur le sol, et ne semblaient pas être de la même matière que l’armure : elles étaient comme celles d’une bête normale – qu’Hinamori n’aurait jamais pu identifier, certes.
L’inconnu rigola de plus en plus fort, à un point où Shun fut agacé.

- Qu’est-ce qui te fait rire ?
- Toi, évidemment. Tu portes cette armure divine comme un trophée, hein ? Tu penses pouvoir me faire front, avec ça ? Et bien… c’est vrai. Sous cette forme, tu peux facilement me tenir tête pendant dix minutes, si tu contrôles parfaitement ce pouvoir. Mais j’en doute… De toute manière, je ne suis pas là pour me battre.

Il fit disparaître son épée, et jeta un regard de pitié vers Ludo qui releva la tête, avec une expression de haine qui faisait tressaillir Hinamori.

- Je suis venu te mettre en garde. Vous mettre en garde, tous.
- Nous mettre en garde ? Depuis quand es-tu… si prévenant avec les Humains ?
- Crois-le ou non, mais le monde des Humains me tient beaucoup à cœur.
- Quelle connerie !
- La ferme, Ludo. Il dit vrai… On peut facilement pénétrer son monde à partir du nôtre. Alors, nous sommes menacés par autre chose que les Démons, c’est ça ?
- Oui… Quelque chose de… déplaisant. Les ELs.
- Les ELs ? Ne me dites pas qu’il y en a vraiment d’autres comme ça ?
- Alors tu les connais. Pauvre gamine, ton destin est scellé… Un destin qui t’écrasera plus vite si tu luttes. Oui, il y en a d’autres. Des milliards. Autant qu’il n’existe d’Humains et de Démons, les deux espèces réunies. Je suis venu vous dire que désormais, vous êtes pris en tenaille par deux espèces ennemies. J’ai vu le chef des ELs, et je me suis disputé avec lui pour qu’il s’attaque à moi. Malheureusement pour vous, le seul moyen pour lui de me combattre, c’est de venir chez moi par votre monde. Je ne voulais pas vous en parler, jusqu’à ce que je voie leur nombre… Je compte sur les valeureux guerriers humains pour nous offrir le plus beau des spectacles, et d’en abattre le plus possible. Il y aura éventuellement quelques Démons survivants, et ils n’auraient pas gagné la partie. Mais en ce qui vous concerne… vous êtes finis. Mais je vous laisse une chance : nous faisons une trêve. Je garde les Démons chez moi, pendant que vous affrontez les ELs, ou bien vous affronterez les ELs d’un côté, et les Démons de l’autre. Voyez ça ensemble, puis envoyez-moi quelqu’un en Enfer pour me répondre. Dépêchez-vous, il reste peu de temps à l’Humanité. Très peu de temps.

Il disparut alors dans un éclair noir. Les nuages dans le ciel disparurent aussi, et le Soleil réapparut dans le ciel. Shun s’approcha de Ludo et Hinamori.

- Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
- C’est évident, non ? Hors de question de faire un pacte avec le Démon… Qu’il vienne. Les ELs sont aussi et surtout contre les Démons.
- Mais s’ils décident d’éradiquer les Humains d’abord ? Ils nous ont déjà attaqué…
- Je sais… Il faut… voir ça avec les autres. D’abord… Hina, appelle Emilie…
- Emilie ? Pourquoi ?
- Ikki est presque mort, il faut soigner ses blessures… avant que… et… moi aussi…. Vite !
- Ou… oui.

Hinamori ne comprit pas, mais elle décida tout de même d’écouter Ludo. Mais lorsqu’elle se leva, Emilie était déjà là.
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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Lun 5 Sep - 7:36

Ah, d'accord, il n'y a pas que Hinamori qui a été reprise xD. Mélange de DMC, Bleach et Saint Seiya?
Sinon, chapitre sympa lui aussi.
Hé! Te lancer dans la suite, alors qu'on en a trois à écrire? (Au passage, t'as eu l'intro que Faustine a faite?)
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Zêto Ketsuni
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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Lun 19 Sep - 11:32

cha
En fait, c'est un mélange de plein de trucs.
Bien sûr que je vais écrire deux fics en même temps. J'ai vu l'intro, il manque quelques trucs, comme je te l'ai dit ^^. Mais je corrige.
Bon, avec beaucoup de retard (personne n'a le temps d'être à l'heure de toute façon) , voici les trois chapitres suivants :






Chapitre 3 : Le Devil May Cry.


Le nuage disparut aussi, et Hinamori entendit les sirènes des policiers arriver. D’autres lycéens qui avaient assisté à la scène exprimèrent leur mécontentement concernant le retard grave des autorités. Shun prit Ikki et Ludo sur les épaules et suivit Hinamori et Emilie dans le lycée, dans un recoin tranquille. Hinamori restait silencieuse, préparant toutes les questions qu’elle avait et se demandant par quoi commencer. Pourquoi Emilie et Shun se parlaient comme s’ils se connaissaient depuis des années ? Comment connaissait-elle Eclipso&Eclipsa ? De qui parlaient-ils quand ils nommaient Dante, et d’autres noms inconnus ?
Emilie était une camarade de classe, elle avait les cheveux longs d’un blond argenté, et les yeux bleu saphir, qui rendaient sa peau assez pâle. Mais elle n’avait pas ce côté maladif que les gens pâles ont généralement, elle avait le teint bienveillant, et paraissait en grande forme, toujours souriante ou bondissante, bien que calme.
La curiosité de Hinamori fut piquée à vif lorsque sa camarade et meilleure amie dans sa classe siffla avec les doigts : une sorte de cheval ailé d’un blanc argenté apparut alors derrière eux.

- Tu m’as appelé, princesse ?
- Allan, il faut soigner Ludo et… ce type, là.
- C’est mon frère, Ikki.
- Voilà, Ikki. Ta larme, s’il te plaît, Allan.

Allan ? Pourquoi ce nom disait quelque chose de mystique à Hinamori ? Elle se rappela alors le matin-même, dans le car : elle lisait un livre sur une quelconque « véritable légende ». Elle s’était arrêté au passage où ils parlaient d’un Pégase cornu argenté… Un cheval ailé, blanc-argenté, avec une corne. Tel était le dénommé Allan. Ce fut ce qui choqua le plus Hinamori, plus que le fait qu’il venait de parler, plus que tout ce qui venait d’arriver. Emilie tendit une main à côté du museau d’Allan, sous un de ses deux beaux yeux saphirs, répliques exactes de ceux d’Emilie – à moins que ce ne soit l’inverse ? Allan laissa alors couler une larme dans la main de la jeune fille. Cette larme se transforma dès le contact avec la paume d’Emilie en un magnifique pendentif argenté incrusté d’un énorme saphir au milieu. Emilie se rapprocha d’Ikki et prit le bijou par sa chaîne, laissant pendre le reste. Le saphir se mit alors à briller, et Ikki fut englobé d’une bulle de lumière bleue. Ses blessures se refermèrent alors toutes seules pendant une minute silencieuse. Elle pointa ensuite le bijou vers Ludo, qui fut la cible du même rituel. Ses blessures guérirent en quelques secondes. Emilie leva un sourcil interrogateur.

- Régénération instantanée ?
- Exactement.
- C’est un pouvoir de Démon…
- Peu importe, tant qu’il est efficace. Et puis tu es bien hypocrite : ton pouvoir est 100% démoniaque. La Larme d’Allan vient de l’œil d’un Démon.

Hinamori comprit tout de suite que la Larme d’Allan était le nom du bijou d’Emilie. Quelque chose de simple à comprendre, enfin ! Emilie rigola à la remarque de Ludo.

- C’est vrai. Ludo… je suis tellement heureuse que tu ailles bien… Tu m’as vraiment fait une peur terrible ! Qu’est-ce qui t’a pris ?
- Ca, ça me regarde. Allez, dépêchons. Il n’y a plus de temps à perdre. Tu as entendu Hadès, non ?
- Hadès ? C’était le type de tout à l’heure ?

Personne ne fit de remarque à Hinamori, ni même le moindre signe prouvant qu’ils remarquaient son existence.

- Oui, j’ai entendu, bien sûr… Il a une voix qui porte. Alors allons-y.
- Hé, attendez ! Si vous croyez que vous allez partir en me laissant comme ça, sans explication…
- T’inquiète pas, Hina, on t’embarque aussi.
- Hein, quoi ?
- Tu viens avec nous. Allez, monte sur Allan, avec Emilie, vous allez chercher tes affaires et expliquer la situation à ta famille.
- Mais… attend, pourquoi ? je ne vais pas les abandonner…
- Bien sûr que non. Du moins…
- Ils n’en sauront rien.
- Comment ça ?
- On va utiliser le pouvoir d’Eclipso&Eclipsa pour leur donner l’illusion que tu es encore ici. Pareil pour les cours. Ne t’en fais pas, tu les reverras dans très peu de temps.
- Et puis, tu n’es pas toute seule, Emilie est là. Tout ira bien.

Hinamori rendit son sourire à Shun, qui avait le don de rassurer les gens. Etait-ce à cause de son aura ?
Emilie monta sur le dos de son Pégase démoniaque, en lui caressant le museau. Hinamori s’approcha d’Allan, hésitante. Alors deux mains la prirent à la cheville et la soulevèrent, mais elle partit trop haut et elle se prit le plafond, avant de tomber sur le ventre, sur le dos d’Allan.

- Ludo, t’es malade ou quoi ? Tu m’as fait mal !
- Désolé, t’étais trop lente…
- Allez, jeune fille, redresse-toi, on y va.
- Attendez ! Vous êtes vraiment le Allan dont parle la légende ?
- Une légende ? Oh, tu as lu ce livre ?
- J’y ai jeté un coup d’œil.

Puis ils décollèrent : tout s’effaça sous les yeux d’Hinamori, et la matière se reforma juste après. Ils étaient devant sa maison.

- Désolé si ça vous a secoué, j’ai été trop lent.
- C’est bon, c’était parfait, hein Hina ?
- Ouais… On est déjà arrivé ? Mais…
- Allan est plus rapide que quiconque ! Il peut même dépasser la vitesse de la lumière.

Emilie descendit et aida Hinamori à descendre. Puis ils rentrèrent et Hinamori dit qu’elle était rentrée. Emilie raconta à Mme Momo qu’elles avaient fini les cours à cause de beaucoup d’absences. C’était une excuse qui ne tiendrait pas la route, bien sûr, car ce qui venait de se passer n’allait pas tarder à se faire entendre partout dans le monde. Hinamori décida alors de démentir cette affirmation et leur expliqua qu’il y avait eu des évènements étranges et qu’elles avaient décidé de rentrer. Puis elle monta dans sa chambre faire ses valises. Elle prit des vêtements, quelques souvenirs dont un médaillon doré, offert par son grand père, et un sabre dont le fourreau et le manche étaient noirs, qui appartenait à sa famille depuis des générations et dont elle avait hérité lors de son 15e anniversaire. Etant aiguisé, elle pensait qu’il lui serait utile en cas d’urgence…
Puis elle se retourna et vit Emilie entrer avec Allan.

- Ne t’en fais pas, les Humains normaux ne peuvent pas le voir.
- Vraiment ?
- Oui, ce n’est qu’une âme. Quoi que c’est dur à croire, vu sa taille…
- Pourquoi ?
- Et bien, tu as déjà vu une âme, non ?
- Pas vraiment…
- Les âmes sont en chacun de nous. Si tu te concentres, tu peux les sentir. Certains l’entendent juste, d’autres sentent le brûlé… et d’autres la voient véritablement, sous la forme d’une flamme colorée. Mais Allan… c’est différent. Son âme a véritablement la forme d’un Pégase. Enfin, on verra plus tard. Ludo est pressé…

En effet, Ludo venait de lui envoyer un SMS : « grouillez-vous, on est déjà au DMC. J’active Eclipso » . Emilie soupira.

- Voilà le plan, Hina : on sort par la fenêtre avec Allan et tes valises, personne ne nous voit, et tes parents vont croire qu’on est dans ta chambre, à papoter.
- Mais Ludo est capable d’utiliser son pouvoir de loin ? Sans voir où il l’active ?
- Il le voit, du moins inconsciemment. Je ne sais pas pourquoi, mais son cerveau est comme connecté à ceux des autres. Il voit inconsciemment ta chambre, à travers nous. Il est très spécial, même pour un monde aussi timbré que celui-là.

Hinamori sourit. Elle connaissait très bien Ludo, et savait depuis qu’ils se connaissaient qu’il avait une petite chose spéciale. Elle s’était trompée : c’était tout son être qui était unique.
Elle jeta un dernier coup d’œil à sa chambre, quelque peu déconcertée par ce soudain départ secret, et monta sur Allan avec Emilie. L’animal prit les valises avec ses pattes avant, n’ayant besoin que de ses pattes arrières pour sauter, et de ses ailes ensuite pour voler. En une seconde, ils avaient quitté la pièce et étaient arrivés devant une sorte de manoir tout noir avec un jardin géant où beaucoup d’arbres se dressaient, et un chemin qui partait du portail dressé devant eux jusqu’à l’entrée du bâtiment. Apparemment, ils étaient en montagne, et près de la zone qu’ils avaient quitté, car le climat était le même, le ciel aussi, mais il faisait plus frais. Hinamori frissonna à cause de ce soudain changement de température.

- Où on est ?
- C’est le Devil May Cry, notre bureau, si je puis dire.
- C’est ici qu’on se réunit, certains y vivent. Tu vas voir…

Le portail s’ouvrit alors tout seul, et Allan marcha tranquillement. Plus ils avançaient, plus Hinamori remarquait que le manoir n’avait rien de menaçant : il ne paraissait même pas hanté, et les arbres, bien que nombreux, étaient très attendrissants. Une aura apaisante englobait le tout. C’était le Devil May Cry.
Emilie et Hinamori descendirent, et Allan partit dans le jardin. Emilie ouvrit la porte géante et entra dans le manoir, suivie de Hinamori, où les attendait Ludo.

- Enfin ! Allez, on se dépêche, la réunion vient juste de commencer.

Le hall était une grande pièce spacieuse. Un tapis rouge constellé d’étoiles dorées ornait le sol. Dans un coin à droite, il y avait de quoi jouer au billard, tandis qu’une cuisine occupait l’autre coin de droite. Il n’y avait rien à gauche, si ce n’est un grand escalier donnant sur une mezzanine. On pouvait voir une demi-dizaine de portes là-haut. Enfin, sous la mezzanine se dressait une longue table, où était ainsi un étrange groupe…
Mais Hinamori n’eût pas le temps d’observer d’avantage, et Ludo la poussa vers les escaliers alors qu’Emilie rejoignit l’assemblée. Il la fit prendre la première porte en-haut et l’emmena dans une chambre.

- Voilà, c’est là. Tu peux t’installer, sauf si elle ne te plaît pas. Toutes les chambres sont les mêmes, mais la vue change, bien sûr…
- C’est bon, ça me va. Qui c’était, ces gens ?
- Oh personne, des collègues… Ce sont des chasseurs de Démons, comme moi.
- Vas-tu enfin m’expliquer ce qu’il se passe exactement ici ? C’est quoi, ces Démons ? Pourquoi ils apparaissent ? Depuis quand ? Pourquoi Emilie est ici ? Hadès, c’est vraiment le Dieu des Enfers ? Il contrôle ces Démons ?
- Hé là, du calme ! Comment veux-tu que je répondes à toutes tes questions à la fois ?
- Comment veux-tu que je me calme ?! C’est dingue, c’est complètement dingue, j’ai l’impression de rêver !
- Au contraire, tu te réveilles tout juste. Comme le monde entier.
- Et ce grâce à l’imbécile que tu as devant toi !
- Comment ça ? Qu’est-ce qu’il a fait ?

Ludo soupira.

- Si seulement ils savaient se taire, ceux-là… Bon, si tu y tiens, je vais tout t’expliquer. Tant pis pour la réunion, ils devaient s’y attendre…

Il s’assit sur le lit et fit signe à Hinamori de faire de même, ce qu’elle fit.

- Que sont les Démons ? Ce sont simplement des bêtes plus que sauvages, elles sont dénuées de conscience, tout ce qu’elles savent faire, c’est détruire. Bien que certains ne savent même pas le faire…
- Ca, je m’en doutais. Mais c’est quoi exactement ? Pourquoi ça existe dans ce monde-ci ?
- Ils apparaissent lorsqu’on ouvre la porte au monde des Démons, ou l’Enfer, comme les Humains l’appellent.
- Alors ces Démons sont les âmes des défunts ?
- Non, non. Ca n’a rien à voir avec l’Enfer et le Paradis. Ces deux mondes n’existent pas. En tout cas, pas que je sache. Ce qu’on appelle l’Enfer, c’est la Dimension démoniaque.
- Comment ça, la Dimension démoniaque ?
- Et bien, c’est compliqué, mais… je vais essayer d’être clair. Tu as déjà entendu parler du nouveau livre « La véritable Légende » ?
- Oui, ce matin-même, j’ai commencé à le lire. Et alors ?
- C’est Dante qui l’a écrit.
- Qui ça ?
- Tu verras plus tard. Toujours est-il qu’il raconte ce qu’il sait de la naissance des mondes, ou plutôt de leur division.
Autrefois, les Humains et les Démons vivaient ensemble. Loin d’être en harmonie, ils n’ont pas arrêté de se battre jusqu’à ce que les Dieux, ou je ne sais qui, décident de les séparer. Alors ils créèrent deux rochers, un plein de Lumière, l’autre plein de Ténèbres, et plantèrent deux épées magiques qu’ils avaient forgé.

- Eclipso&Eclipsa, pas vrai ?
- Exactement. Avec une formule magique, ils créèrent deux Dimensions. Ils mirent les Humains dans une Dimension, et les Démons dans une autre. Au départ, les deux mondes étaient exactement pareil, bien que dans une Dimension différente. Et maintenant, d’un côté, c’est l’anarchie, et dans l’autre, c’est le chaos… J’imagine pas la tête des Dieux quand ils ont vu ce que sont devenus les deux mondes.

Hinamori sourit quand soudain quelque chose l’interpella.

- Les ELs ne sont pas des Démons, d’après tes épées.
- C’est exact.
- Alors, c’est quoi ? Ce n’est pas Humain, si ?
- Pas vraiment. Mais laisse-moi continuer. Donc, Eclipso&Eclipsa étaient plantés dans leurs rochers. Un rocher resta dans le monde des Humains, l’autre dans le monde des Démons.
- La Lumière pour les Humains, le Chaos pour les Démons, pas vrai ?
- Faux. Il faut bien une part d’Ombre et de Lumière dans chaque Dimension.
- Pourquoi ?
- D’après ce qu’on m’a dit, une Dimension avec trop de Lumière finit par exploser. De même s’il y a trop d’ombres… Une seule Dimension a réussi à survivre avec un surplus de Lumière. Je vais y venir. Une prophétie disait qu’une âme avait été créée à partir de la fusion entre l’épée de Lumière et le rocher de Lumière, et qu’un jour un Démon aurait à affronter cette âme pour délivrer Eclipso. Même chose du côté de l’Ombre, mais c’est un Humain que ça concernait. L’Humain, je te laisse deviner qui ça a été.

Hinamori réfléchit une seconde, et leva un sourcil sceptique.

- Toi ?
- Exactement. Je n’ai pas été le premier à découvrir le Rocher de l’Ombre. J’ai été le seul à survivre, c’est tout. Quand j’y suis arrivé, j’ai vu un énorme serpent, que personne ne pouvait voir, à part moi. C’est du moins ce que je pensais, puisque la bête a été surprise de me voir la regarder.
- Alors ce n’était qu’une âme, comme Allan ?
- Voilà, t’as tout compris. C’était cette âme que je devais battre. Eclipsa a été coriace, c’est vrai.
- Ca a été le pire de tes combats, même si ça a été plutôt court.
- Et un des premiers, surtout. J’étais jeune…
- Mais attends, je ne comprends pas… tu te bats depuis longtemps contre les Démons ? Pourtant, tu allais bien en cours aussi… Tu ne te battais que la nuit ?

Ludo la fixa pendant quelques secondes. Eclipso réagit apparemment à ses pensées, car il lui dit :

- Ca fait simplement trop d’informations en même temps, c’est normal qu’elle ait du mal à suivre le fil.
- C’est vrai…
- Quoi, pourquoi ?
- Tu as oublié quel était le pouvoir de mes deux épées ?
- Créer de la lumière et en faire ce que tu veux, c’est ça ?
- Pas exactement. Je ne crée pas de lumière ni d’ombre, et je ne change pas la lumière blanche en infrarouge ni en ultraviolet. Mon pouvoir consiste à contrôler les ondes lumineuses telles qu’elles sont, comme je le souhaite : je peux les brouiller, les faire entrer dans les cerveaux de tous ceux que je veux, une fois que l’onde lumineuse atteint le crâne d’un type, Humain ou Démon, je fais ce que je veux de lui, je peux le faire voir toutes sortes de choses, ou même en entendre, ou sentir. Enfin, tu comprends : je peux détraquer les cerveaux des gens, et ainsi créer des illusions. L’ennui, c’est que ce n’est pas facile à contrôler…
- Alors… le Ludo qu’on a connu n’était rien qu’une illusion ?
- Non. Du moins, pas toujours… Par moment je venais moi-même, ou bien je rendais à Eclipso sa véritable forme, qui est en fait celle qu’il veut. Et vu qu’on est toujours ensemble, me copier, ce n’est pas dur pour lui.

Hinamori hocha la tête pour montrer qu’elle comprenait.

- Et alors, quand tu as pris Eclipsa, un Démon a pris Eclipso, et tu as dû l’affronter ?
- C’est pas aussi compliqué que ça. Lorsque j’ai conquis Eclipsa, il m’a convaincu de grimper tout en haut du Rocher. Là, il y avait un petit trou, qui, d’après le Démon, menait en Enfer. Il m’a persuadé d’y aller, et alors, curieux comme j’étais, je suis allé y faire un tour. Eclipso m’attendait de l’autre côté. Alors je l’ai affronté… L’ennui, ce que je ne savais pas, c’était que les âmes de Démons transformées en armes laissent des traces néfastes, bien que la volonté même du Démon est conquise. Les deux mondes ont alors en partie fusionné, et Eclipso&Eclipsa m’ont expliqué que j’avais relancé la guerre entre Humains et Démons. C’est depuis ce moment que je combats ces bêtes. Mes épées m’ont expliqué comment séparer ces deux espèces, en levant un voile d’illusion sur toute la partie fusionnée des deux Dimensions. L’ennui c’est que les deux traces laissées par Eclipso et Eclipsa lors de nos combats ont fusionnées elles-aussi. C’était de la poussière de Lumière et de la poussière d’Ombre. De la poussière vivante, à la nature opposée, donc elles étaient compatibles. Alors elles se sont envolées et se sont rencontrées quelque part dans l’espace, loin de la Terre. Ce serait de là que viennent les ELs. Ils ont dû rencontrer un morceau de métal pour avoir cet aspect…
- Alors tu as créé une toute nouvelle espèce ?
- Il semblerait… Pour ma part, je n’y crois pas. Je crois simplement qu’un Dieu a voulu faire chier encore plus les Humains et les Démons, et que les poussières de mes armes sont ailleurs. Peut-être hantent-elles leurs rochers d’origine…

Hinamori hocha à nouveau la tête. Ainsi Ludo avait réussi a créer toute une espèce vivante… C’était ce que pensait la jeune fille, même si lui ne l’admettait pas. Mais quand avait-il fait ça ? Les ELs avaient dû prendre leur temps pour attaquer la Terre… Perdus dans l’espace ? Ou alors ils s’étaient créés très loin de la planète, et avaient mis du temps à venir…
Une fille entra alors. Elle devait avoir à peu près leur âge… Elle avait les cheveux longs attachés au-dessus de ses oreilles par des barrettes en forme de flocons de neige bleus, assez épais et d’un roux sombre, peu commun… Personne pouvait ne pas remarquer sa poitrine impressionnante. Elle avait des yeux pleins de bonté, d’une couleur bleu-gris. Souriante, elle dit :

- Ludo ? Viens, Dante a quelque chose à te dire… Tu peux venir aussi, Hinamori-chan !
- Hein ? Excuse-moi, on se connaît ?

Hinamori était prêt à croire que c’était Emilie sous une autre forme… Après tout, elle avait des vêtements normaux, et correspondant trop bien à ses goûts. Elle était sur le point d’éclater de rire, en lui demandant pourquoi elle avait « changé de corps » , et pourquoi elle ajoutait des suffixes japonais derrière son nom (même si la réponse paraissait logique) mais Ludo répondit alors :

- Bon timing. Merci, Inoue. Voici Orihime Inoue, d’origine japonaise, comme toi, alors ne sois pas étonnée par son accent et les suffixes derrière les noms… Elle sait absolument tout sur toutes les personnes qu’elle veut. Une véritable détective…
- N’exagère pas, Ludo… Allez, venez !

Hinamori se leva, commençant à se plaire ici. Finalement, ça n’allait pas être si terrible, se disait-elle alors qu’elle suivit Ludo et Inoue jusque dans le hall. Arrivés à la table, Inoue s’adressa à toute l’assemblée :

- La voilà, c’est elle ! Momo Hinamori, la nouvelle de l’équipe…
- Oui oui, on sait. Viens, Hina, on s’asseoit.

Hinamori suivit Ludo jusqu’à deux places libres, l’une à côté de l’autre, qui lui présenta les autres personnes.

- Ce sont tous des membres du DMC, comme nous.
- DMC ? C’est quoi?
- Devil May Cry, une équipe qui se bat contre les Démons. Tous ont des pouvoirs, comme moi.
- Et tous sont beaucoup plus puissants que lui.

Hinamori tourna la tête vers le garçon qui venait de parler : il était à côté d’Inoue et avait les cheveux oranges, en pique. Contrairement à Inoue, il avait des habits plutôt bizarres : tout en noir, sa veste était longu, et le bas de sa veste déchiré, était blanc, ce qui contrastait avec le reste. Il avait une épée toute noire à côté de lui, dont la garde ressemblait un peu à la croix gammée, et une chaîne ornait pendait en bas du manche. On voyait qu’il plaisantait, mais ses yeux marron débordaient de quelque chose qu’Hinamori n’avait jamais vu auparavant… jusqu’à ce qu’elle se rappela l’effet qu’avaient eus les yeux de Hadès. Etait-ce aussi de la force chez ce jeune homme? Ludo sourit et répliqua :

- Ouais, en terme de force peut-être, et encore… Mais mon pouvoir vous écraserait tous. Hinamori, voici Kurosaki Ichigo, japonais aussi, grand ami d’Inoue, et qui a souvent des poussées violentes, alors fais gaffe quand tu le croises…
- La ferme ! Je n’ai de poussées violentes qu’envers ceux qui me cherchent.
- … mais malgré tout, il a un bon fond. Là, voilà Kuchiki Rukia, elle aussi japonaise. Détrompe-toi : malgré son apparence, elle a près de 1000 ans. À côté, tu la connais, évidemment, c’est notre chère Emilie. Lui, à côté, c’est Setsuna, et en face, voilà Lockon. Enfin, Shun et Ikki, qui sont venus m’aider au lycée, bien qu’il n’y en avait pas besoin…
- Tu parles ! Tu as laissé des Démons dans l’enceinte même du lycée !
- … et les autres, j’sais pas, j’les ai jamais vus… Ils ne vivent pas ici, et ils travaillent pour le DMC seulement à l’étranger ou en Enfer…

Kuchiki avait les cheveux noirs et assez courts pour une fille, et ses yeux étaient violets-bleus. Elle avait une sorte de costume ample et tout noir, avec une ceinture blanche. En effet, elle avait l’air d’une enfant de 10 ans. Emilie, quant à elle, était la même qu’avant : elle regardait son amie, tout en souriant, l’air de dire « ne t’inquiète pas ». Le dénommé Setsuna avait les cheveux noirs et en bataille, et des yeux d’un marron de terre. Il avait dû subir tous les malheurs du monde, d’après son visage de marbre… Lockon avait les cheveux très longs et châtains, et des yeux bleus. Il avait l’air d’être le plus vieux dans l’équipe, à part…

- Et en bout de table, là-bas, c’est Dante. Le grand patron du DMC.

Dante avait les cheveux blancs, mais d’un blanc jeune, presque argenté. Ses yeux étaient bleus comme des saphirs, et il avait l’air d’avoir atteint la quarantaine. Hinamori ne fut pas étonnée de savoir que c’était lui, le chef : comme Ichigo, rien que ses yeux débordaient de puissance, et il avait aussi un certain air intimidant : ce n’étaient pas sa veste rouge comme le sang, ou sa combinaison par-dessous, tout en cuir noir, avec une ceinture où étaient accrochés des pistolets qui impressionnaient, pas plus que son corps taillé comme Hinamori n’en avait jamais vu de toute sa vie, y compris au cinéma ou aux Jeux Olympiques…
Tous les autres se levèrent alors de table, et Ikki dit à Dante qu’ils avaient des choses urgentes à faire, en Allemagne. Shun passa devant Hinamori et lui sourit, en saluant tout le monde.
Quand la porte se referma derrière eux, Ludo soupira.

- Enfin partis… J’ai vraiment du mal avec ces gars-là… À part Ikki et Shun, qui sont plutôt sympas.
- Le métier ne demande pas à être sympa, Ludo…
- Je m’en fous, je ne les aime pas.

Dante s’approcha alors et le frappa sur le crâne.

- Oui, mais je te dis qu’on en a rien à carrer, alors ferme-la !
- Aïe mais t’es malade !
- Et toi alors ? Qu’est-ce qu’il t’a pris ?!
- Quoi, qu’est-ce que j’ai fait encore ?!
- Ce que t’as fait ?! Voyons… tu paumes Eclipso en pleine mission, ensuite tu vas en Enfer, t’y restes trois semaines, on envoie un type te chercher, un allié, tu le massacres, et tu reviens, l’air de rien ! Crois-moi, tu vas le regretter !
- Eclipso est à moi, je te rappelle ! Je l’ai battu, je le contrôle, et j’en fais ce que je veux…
- Tu as oublié une des règles d’argent du DMC ?! « Le pouvoir est le côté démoniaque de la responsabilité. Gobes-en un, tu t’étrangles avec l’autre » . Et en plus de ça, tu laisses Eclipso à la portée de tout le monde !
- Mais…
- Ludo, ferme-la.
- Mais Ichigo, c’est lui qui…
- Mais il a raison. Tu te rends compte que ce EL était à la limite de dépasser les Humains et les Démons ?
- Je pouvais encore contrôler Eclipso, du moins quand il était à l’air libre…
- Peu importe. L’important, c’est que tu nous dises comment il était. Il a réussi à contrôler les pouvoirs de Lumière, d’après Emilie.
- Ouais, enfin je reste le maître en la matière… Mais l’important n’est pas là, c’est vrai. Voilà mon rapport : un EL est apparu au lycée où j’étudiais, ainsi qu’Emilie, Hinamori, et une réincarnation d’un Dieu.
- De Arès, en fait.
- Voilà, de Arès, comme le dit Emilie. Mais il n’a pu être sauvé…
- On en a déjà parlé durant la réunion. Ce que je veux savoir, c’est si tu as senti quelque chose venant du EL.
- Si j’ai senti quelque chose ?
- Oui. Il n’y a vraiment que moi qui ressente le cœur de mes adversaires ? Je pensais que ça te faisait le même effet, puisque tu n’as jamais l’air de bien aimer quand tu tues quelqu’un…
- Bien sûr ! Je n’aime pas tuer les gens, que ce soient des Démons ou des Humains.

Hinamori se rappela alors avoir entendu Ludo dire quelque chose comme « Désolé » au gros démon qui était apparu.

- Sinon, je n’ai rien ressenti. Mais je crois que Hina a quelque chose à dire.
- Et bien, Sébastien et moi… à chaque fois que je regardais le EL droit dans les yeux ou bien qu’il était près de moi, j’avais mal à la tête… Ce mal était plus fort lorsqu’il a commencé à être agressif. Et puis…

Hinamori réfléchit. Elle pensait halluciner, à ce moment, mais maintenant, elle pouvait en être sûre :

- Et puis, c’était bizarre…
- Bien sûr, tout le monde trouverait ça bizarre et dégueulasse.
- Non, je veux dire… En fait, c’était comme si j’avais mal au cœur, mais dans la tête.

Il y eût un long silence.

- Mal au cœur, dans la tête ?
- Oui. Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Rien, seulement que t’es encore plus tarée que nous…
- Ca veut simplement dire que tu as ressenti la conscience du EL.

Hinamori se tourna vers Ichigo, car son expression était sérieuse, contrairement à celle de Dante. Inoue eût une exclamation.

- Alors les ELs sont conscients ?
- Apparemment. Et Hinamori alors ? Comment ça se fait qu’elle ressente quelque chose dans ce genre ?
- C’est facile. Le dénommé Sébastien, c’est celui qui a été « mangé » ?
- Oui.
- Sébastien… Impossible ! Ce n’est quand même pas…
- Si, il n’y a aucun doute… Tu sens son âme, non ?
- Bien sûr, mais… Eclipsa me l’a dit aussi, mais…
Ludo eût l’air désespéré pendant un court instant, puis se reprit, en s’adressant à Dante :

- Tu le savais, hein ? Tu le sais depuis le début !
- Bien sûr. Pourquoi tu crois que je t’ai dit d’aller étudier à cette école-là? Pourquoi je t’ai ensuite demandé de la protéger ?

Savoir quoi ? Qu’est-ce qu’il se passait. La curiosité de Hinamori fut à nouveau à son paroxysme, jusqu’à ce que Ludo ait une réaction étrange : il fit comme un grognement, inhumain. Inoue se leva alors et dit :

- Bien, allons-y, maintenant ! Il n’y a aucun doute : Hinamori a l’âme d’une Déesse en elle. Il faut l’entraîner, alors… Viens, Hinamori-chan !
- Att… Attendez ! Qu’est-ce que tu viens de dire ?
- Tu as bien entendu, non ? Tu as l’âme d’une Déesse.
- Mais… qu’est-ce que vous racontez ?
- Suis-moi, je vais t’expliquer.

Inoue prit le bras de Hinamori et la leva, puis la traîna jusqu’à une porte sous les escaliers. Elle l’ouvrit, et les filles entrèrent alors dans ce qui semblait une salle d’entraînement. Elle était encore plus grande que le hall, et était très ouverte sur l’extérieur.

- Voilà la salle d’entraînement du DMC ! Ne t’inquiète pas, personne ne peut nous voir, les vitres sont magiques. Les gens ne voient qu’un vieux manoir sans fenêtres… Alors, tu voulais des explications, non ? Tout d’abord, sais-tu ce qu’est une âme ?
- Une âme… c’est… une sorte de corps spirituel, non ?
- C’est bien ça, mais sais-tu comment elle est représentée ?
- Et bien Emilie m’a dit que c’étaient des flammes colorées, mais je sais que certaines ont la forme d’animaux.
- C’est vrai. Une âme, c’est la source de pouvoir spirituel des gens. On l’appelle aussi l’aura. C’est spirituel, donc on ne peut pas le voir à l’œil nu. Mais il y a un moyen de la voir, ou plus précisément de la détecter. Mais sans entraînement, au maximum tu ne pourras voir qu’un faible halo de lumière autour d’une personne. Toutes les âmes humaines ont l’apparence d’une flamme dans une sorte de coupelle, ou un bol plutôt. En général, ces deux éléments ont la même couleur. Les Démons n’ont qu’une coupelle, sauf les Démons conscients, qui se transforment en armes après leur mort : ils n’ont que la flamme.
- Les âmes sont toujours colorées, même si on les entend juste ?
- Non, évidemment... Mais laisse-moi t’expliquer : certaines personnes détectent les âmes par le son ou l’odorat, ou même le toucher. On appelle ce pouvoir de détection le Flair. Si tu entends une âme, si tu la sens à l’odeur, si tu la touches, généralement c’est difficile de détecter. Mais dès que tu la détectes, tu sais tout de suite tout sur elle.
- C’est à dire ?
- C’est à dire que tu comprends tout de suite quel genre de personne est le détenteur de l’âme. Enfin, tu peux la détecter visuellement, et là, il faut connaître certains codes. Les couleurs, par exemple : plus une âme est sombre et nuageuse, plus elle est ténébreuse, ou en tout cas triste ou enragée. Il vaut mieux se méfier des gens dont l’âme est grise… Ensuite, au niveau de la chaleur : tu le sens dès que tu utilises ton Flair, même si c’est un détecteur visuel. En fait, dès que tu vois l’âme, c’es comme s’il y avait une flamme en toi. Plus elle est chaude, plus tu souffres. Mais ton âme à toi te protèges. Ainsi, seules les âmes plus fortes que la tienne te feront mal, spirituellement.
- Ca, ce sont les âmes basiques. Mais il y en a d’autres, comme les âmes doubles, qui ont l’apparence de deux flammes, d’après certains dires… Mais je n’en ai jamais vu. La seule âme spéciale que j’ai jamais senti, c’est Allan.

Hinamori se retourna : Emilie venait d’entrer.
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MessageSujet: Re: Devil Might Cry (Attention, peut être gore!)   Mer 28 Sep - 17:46

Chapitre 4 : Explose, Tobiume !
Ludo, Ichigo, Dante et Rukia entrèrent également. Cette dernière s’avança et dit :

- Voilà, Inoue a tout dit. Passons à la pratique, maintenant… Le Flair est un des pouvoirs spirituels que les Humains peuvent utiliser, mais il y en a d’autres, comme attirer ou repousser des objets. Mais aujourd’hui, on va développer ton Flair.
- Déjà ? Mais… je ne suis pas sûr de tout comprendre…
- Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas dur. Tu vas même trouver ça très facile…
- D’abord, je veux savoir : pourquoi vous dites que mon âme est celle d’une Déesse ?
- Tu verras quand tu pourras sentir les âmes. Tu comprendras toute seule.
- Si vous le dites… Alors, qu’est-ce que je dois faire ?

Rukia s’approcha alors d’elle et fit apparaître une magnifique épée toute blanche comme la glace. Un ruban de la même couleur ornait le manche, et la garde était ovale.

- Tout simplement prendre conscience de la flamme qu’il y a en toi. Tu dois entrer au plus profond de toi. Et y survivre. Mais ça ne devrait pas être bien difficile…

Alors elle posa le dos du manche de son épée sur le front de Hinamori qui se sentit transporté à l’intérieur même d’elle, puis elle ne sut où ni comment, mais elle se retrouva sur de la terre qui lui brûlait les pieds. Il faisait nuit noire. Elle se demandait pourquoi la terre était aussi chaude, lorsqu’elle entendit un grondement derrière elle. Elle eût alors sa réponse : elle poussa un hurlement lorsqu’elle vit qu’elle était juste au pied d’un énorme volcan qui était sur le point d’entrer en éruption. Mais il avait quelque chose d’étrange : la falaise semblait en pente, au-dessus de la tête de la jeune fille, qui sut alors qu’elle ne craindrait pas la lave qui pourrait être rejetée par le volcan, si elle décidait d’escalader… Par contre, elle ne savait pas ce qu’elle ferait si le volcan était un de ceux qui explosaient entièrement et relâchait d’énormes gaz mortels. Mais elle était sûre qu’elle ne craignait rien, ici : maintenant qu’elle y pensait, cet endroit avait quelque chose de magique, de mystique, et bizarrement, de merveilleux.
Ce fut au moment même où elle en arrivait à cette conclusion que celle-ci fut démentie : il y eût un autre grondement, venant de la terre même, et il y eût de grands jets de laves et de feu au loin. Mais elle remarqua que les terres qui se craquelaient et d’où venaient ces immenses colonnes de lave étaient presque rouges, alors que celles au pied du volcan, où elle se tenait en ce moment, étaient plutôt noire, bien que chaude. Elle poussa alors un soupir de soulagement, quand il y eût une secousse sous ses pieds. Le sol se fissura alors juste à côté d’elle. Prise par surprise, la jeune fille s’accrocha à l’immense volcan. La fissure fit alors un cercle autour d’elle, et elle comprit aussitôt : elle devait grimper jusqu’au sommet. Elle souffla alors, et commença à escalader la longue falaise. Heureusement, les rochers avaient l’air facile à prendre en main… La montée n’allait pas être très difficile, en tout cas jusqu’à ce qu’elle arrive au surplomb. Elle put faire une dizaine de mètres, puis elle remarqua que ses mains commençaient à brûler : le volcan aussi était chaud. Plus encore, à cause de la transpiration, les rochers glissaient sous les doigts de la jeune fille qui commençait à prendre peur. Elle se rendit alors compte de ce qu’il se passait :

* Ce monde est mourant ! Alors il ne doit plus rester beaucoup de temps… Il faut vraiment que je monte tout là-haut ?! Merde !*

Elle continua de grimper, s’agrippant comme elle le pouvait, malgré le fait qu’elle avait de plus en plus chaud et que les rochers commençaient à fondre sous ses pieds. Qui plus est, elle était humaine : elle s’épuisait. Tout en continuant de grimper, elle réfléchit et se rappela alors ce qu’elle avait entendue avant d’arriver ici : son âme était celle d’une Déesse. Rukia avait dit qu’il fallait « prendre conscience de la flamme qui était en elle »… Qu’avait dit Eclipsa, déjà ? Que son âme était « spécialement brûlante ».

* Alors ce monde… c’est à l’intérieur de moi ? Oui… je peux le sentir maintenant. Je sens cette chaleur… C’est tellement bon !*

Hinamori ferma ses yeux et sans savoir pourquoi, elle lâcha délibérément le volcan : elle se laissait tomber alors en chute libre, mais ne put toucher le sol, car une colonne de lave sortit du sol et la transporta jusqu’à loin au-dessus du volcan. Puis la lave retomba, Hinamori avec. Celle-ci ouvrit les yeux et se redressa dans les airs, ce qui lui parut facile. Puis elle tomba juste devant le surplomb, mais s’accrocha de justesse à un rocher qui tenait bon. La chaleur devait monter petit à petit…


- Bien joué…

Hinamori eût l’impression que ces mots étaient sortis de sa bouche, mais elle savait qu’elle n’avait pas parlé… Mais c’était bien sa voix à elle. Surprise alors qu’elle montait le surplomb, elle faillit lâcher à nouveau le rocher, mais tint bon. Elle termina alors la montée eût alors un spectacle magnifique devant ses yeux : elle remarqua tout d’abord que le tour du volcan, contrairement à ceux de la Terre, se terminait en surplomb, et la jeune fille ne put s’empêcher de le comparer à une fleur venant juste d’éclore… Ensuite, elle vit que le ciel n’était pas totalement noir : pile au-dessus du cratère, très haut, flottait une sorte de nuage noir, géant, en spiral, et tournait. Des météorites tombaient de ce nuage et continuait leur folle course dans le cratère, qui était tellement grand et profond qu’on se serait cru dans l’espace…
La voix reprit alors :

- Tu as réussi à monter jusqu’ici… Honnêtement, je ne t’en croyais pas capable.
- Qui êtes-vous ?
- L’important, c’est : qui est-ce, lui ?
- Comment ça, qui ça ?
- Le volcan, bien sûr… Le monde. À moins que tu ne sois déjà au courant ?
- Bien sûr ! C’est à l’intérieur de moi, c’est mon âme à moi !


Elle ne pouvait cacher ce sentiment de fierté, car même si ce monde paraissait mourant aux premiers abords, il semblait aussi tout jeune, et de même : il paraissait chaotique, mais les météorites étaient telles des étoiles filantes d’un tout autre genre que ces comètes-là, le volcan était une fleur géante en pierre, et le feu était la puissance qui résidait en ce lieu…

- Ce n’est pas tout à fait ça. Comme je le pensais… Tu ne me connais pas, alors ?
- C’est bien pour ça que je vous ai demandé qui vous étiez !


Hinamori était exaspérée de voir qu’une chose aussi stupide résidait en elle. Etait-ce son subconscient ? Une forme floue se créa alors d’elle-même, flottant au-dessus du cratère, devant la jeune fille qui observa la forme devenir une sorte de jeune femme en feu.

- Mais la réponse est facile à trouver : je suis… toi. Ou plutôt, c’est l’inverse. Tu es ma réincarnation sur Terre. Je suis une Déesse. Par respect envers mon titre, je ne te dévoilerai pas mon nom. Tu me connaîtras en temps voulu… Cet endroit, c’est un monde que j’ai créé au plus profond de mon âme. Tu es donc en moi, et pas en toi. Même si nous sommes étroitement liés, nous sommes différents. Ton âme personnelle est au fond de la mienne.
- Attendez, mais c’est illogique… Les âmes déterminent la personnalité des gens, non ? Si c’est mon âme qui est enfouie, pourquoi je suis moi-même ?
- Il te suffit de réfléchir pour avoir ta réponse : tu n’as pas remarqué que ce monde est plein de paradoxe ? Tu ne trouves pas étrange, toutes tes pensées positives sur un monde mourant ?


Hinamori baissa les yeux. C’était vrai qu’elle trouvait cette vision plus beau que n’importe quoi…

- Le plus drôle, petite, c’est que tu ne le vois pas encore vraiment.
- Comment ça ?
- Regarde mieux. Tu ne trouves pas que quelque chose n’est pas normal avec ces flammes ?


Hinamori l’observa plus précisément. Puis elle regarda les météorites tombant des cieux, puis les jets de flamme au loin. En effet, ce n’étaient pas des flammes normales. La lave ainsi que le feu n’avaient pas leur couleur habituelle : elles étaient d’un violet-blanc, un violet qui semblait extrêmement brûlant. La braise qui se formait était dorée. Hinamori réalisa alors que cette couleur était celle de l’âme de sa Déesse…

- Exactement : c’est moi. Et ton âme à toi… est au fond de moi.
- Au fond du cratère, hein ? Alors, je dois sauter pour sortir d’ici, pas vrai ? C’est par là que je vais…
- … devenir forte. Tout ce que tu as à faire, c’est d’attraper cette épée…


La flamme tendit une main bouillante alors qu’elle reculait petit à petit et une épée apparut : c’était la sienne, dont elle avait héritée…

- Une dernière chose : tu ne sortiras d’ici qu’en attrapant cette épée et en l’appelant.
- En l’appelant ?
- Oui. Tu comprendras dès que tu l’auras… Mais fais attention : si tu échoues, tu tomberas dans un puit infini, et ton corps sera consumé, ainsi que ton âme. Alors, dépêche-toi d’en finir. Je ne veux pas te tuer… mais je n’ai pas d’autre choix, si je veux revivre. Alors à toi de décider si tu vas être généreuse en m’offrant une nouvelle vie et un espoir de vengeance, ou bien si tu décides d’être égoïste, en essayant de me contrôler. Bonne chance.
- Merci, mais je n’en aurai pas besoin. Tout ce que j’ai à faire, c’est de vous attraper et de vous la prendre des mains, hein ?
- Ce serait regrettable que l’entraînement ne se limite à ça.


Puis elle lâcha l’épée qui tomba dans le gouffre infini, avec les météorites. Hinamori voulut comprendre de quoi la Déesse voulait se venger, mais elle n’eût d’autre choix que de plonger. Mais la difficulté attendue ne vint pas : elle fonça, et attrapa la poignée en une minute environ… mais la main de Hinamori brûla au toucher du manche, ce qui la fit hurler de douleur : elle faisait l’expérience de son propre pouvoir… Aussi allait-elle trop vite, et elle réussit tout de même à attraper la pointe du bout des doigts de son autre main et la tirer pour accélérer l’épée. Malheureusement, elle s’était retournée sur le dos pour attraper l’épée, et au moment où elle tira, elle se la planta en plein cœur…
Elle poussa un grognement de douleur, mais se rendit compte à l’instant d’après qu’elle ne souffrait pas : en fait, la blessure la chatouillait. Elle sentait que son épée se déformait en elle, et c’était un effet qui ne pouvait que la faire rire. Au bout d’une autre minute où elle ne pouvait s’empêcher de rire, une voix porta dans tout le cratère, sans timbre :

- Bien joué… Tu as accepté ma lame, au fond de toi.
- Je ne pensais pas qu’il y avait tant de voix en moi… Qui es-tu ? Encore la Déesse ?
- Non. Tu me connais. C’est certain, puisque j’ai vécu avec toi pendant des années. Tu me voyais dans tes rêves, tu me sentais te réchauffer le cœur quand tu pleurais, tu sentais que je te donnais de la force lorsque tu en avais besoin…


Au moment où ces paroles raisonnèrent, Hinamori comprit tout :

- C’est toi… tu es mon âme ? Et mon arme… Tu n’es pas l’épée réelle, pas vrai ?
- C’est vrai. Je suis l’âme de l’épée, que tu as insufflée en elle. Tu me connais. C’est toi qui m’as nommé. Nomme-moi à nouveau. Appelle-moi, je t’aiderai… Je te protégerai… Je combattrai avec toi.


Hinamori hocha la tête. Tout lui revenait à l’esprit : tous les moments qu’elle avait passé avec son épée, ce qu’elle avait de plus précieux. Elle se rappelait le jour où elle l’avait aiguisée. Elle l’avait nommé… Elle prit avec sa main brûlée le manche qui ne le brûla pas cette fois.

- Oui… tu es… TOBIUME !

Elle retira la lame dans un éclat de sang et tout s’éteignit : le volcan en forme de fleur s’écroula, une météorite géante passa dans le cratère et brûla tout le vide, le sol vibrait tellement que même dans le vide, on le sentait…
Hinamori se réveilla, crachant du sang. Elle était tombée par terre, et elle sentit une chaleur insupportable au fond d’elle. Elle ouvrit alors les yeux, et tout était noir… ou presque. Il y avait des flammes dans des sortes de récipients, de toutes les couleurs, certaines plus faibles que d’autres, d’autres plus loin que certaines…
Elle pouvait entendre ce qui se passait près d’elle :

- Elle a réussi, elle a vraiment réussi !
- Concentre-toi, Inoue, vite, ses yeux commencent à fondre…
- Quelle puissance. Alors c’est ça, l’âme d’une Déesse allumée ?

Hinamori ferma les yeux à nouveau, ne pouvant plus lutter, affaiblie comme si elle avait fait le tour de la planète à pied en 24 heures seulement, ou comme si elle brûlait en Enfer, sans espoir d’en ressortir... Cependant, elle sentit de moins en moins la chaleur précédente, et avait l’impression que quelque chose en elle s’éteignait…
Elle ouvrit soudainement les yeux : elle se trouvait toujours par terre, dans la salle d’entraînement. Tous étaient groupés autour d’elle, Inoue à genoux. Celle-ci lui sourit.

- Elle se réveille ! Comment tu te sens, Hinamori-chan ? J’ai eu si peur de ne pas pouvoir te soigner…
- Pourquoi… Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Ton âme s’est éteinte, jusqu’à un certain point. J’ai utilisé la Larme d’Allan pour te soigner, mais ça ne marchait pas… La flamme continuait de baisser.
- Comment ça ? Tu veux dire que… j’ai perdu en puissance ?
- C’est inexact.

Elle se tourna vers Ludo, qui paraissait soulagé. Hinamori ne savait pourquoi, mais elle était contente de savoir qu’il s’était inquiété pour elle… Celui-ci s’expliqua :

- Tu n’as pas perdu ton pouvoir, tu l’as converti, en le donnant.
- Comment ça, à qui je l’ai donné ?
- Tu n’as pas remarqué que tu tenais ton épée ?

Hinamori baissa les yeux : en effet, elle tenait fermement son épée de la main droite.

- Ce n’est pas nous qui te l’avons donné. C’est toi. Tu l’as faite apparaître.
- Je l’ai faite apparaître… Comment ça ?
- C’est un des pouvoirs basiques qui nécessitent l’aura. Faire apparaître des choses à quoi on tient, tout au fond de nous. On appelle ces objets des symboles… Pour toi, c’est ton épée.
- Mon épée ? Mais… Ah, c’est vrai !

Elle se redressa en position assise, mais retomba ensuite, essoufflée.

- Qu’est-ce que j’ai ? Est-ce que je suis… j’ai échoué ?

Elle se tourna vers Emilie qui rayonnait :

- Au contraire, tu as réussi, et en moins de temps que n’importe lequel d’entre nous ! Je le savais, c’était impossible que tu n’échoues ! Je sentais bien qu’inconsciemment, tu arrivais déjà à contrôler ton aura !
- Comment ça ? Je contrôlais mon aura sans le savoir ?
- Toi, tu ne t’en rendais pas compte, mais tout le monde sentait que tu avais quelque chose de spécial : tu peux rendre confiance aux gens grâce à ta force, ou carrément les intimider, selon que tu sois bienveillante ou au contraire, odieuse envers eux ! Et ça, c’est grâce à l’âme de Déesse qu’il y avait en toi.
- J’avais ? Alors, j’ai perdu la Déesse ?
- Tu n’écoutes pas ? Tu ne l’as pas perdue, tu l’as dominée, tu l’as surpassée en faisant appel à ta propre âme et ainsi, tu as pu l’enfermer dans ton épée !
- Alors elle est là-dedans…

Elle leva la lame devant ses yeux et l’observa. Bizarrement, lever la main ne la fatiguait pas du tout, alors que le simple fait de s’asseoir lui enlevait toutes ses forces…
Elle vit un reflet violet-blanc dans la lame, comme des sortes d’ondes qui se rencontraient en deux points sur la lame, et dans le même temps, la voix sans timbre chuchotait deux mots dans sa tête, dont Hinamori ignorait la signification… Puis elle la rabaissa et observa les autres : à présent, elle voyait très clairement le monde qui l’entourait, mais pas leurs âmes, seules choses qu’elle voyait avant de s’évanouir.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé, tout à l’heure ? C’est le fait d’enfermer l’âme divine dans l’épée qui m’a autant fait souffrir ? Je ne voyais plus rien, si ce n’est des âmes…
- C’est normal, lorsque tu t’inities aux pouvoirs de l’aura. Voilà pourquoi très peu de gens l’utilisent, et pourquoi on le garde caché. Ca tuerait trop de gens… Mais quand même, je n’ai jamais vu personne dans un tel état. Ichigo a été tailladé de partout, j’ai craché un peu de sang, mais toi… Non seulement ton corps était de plus en plus chaud, mais en plus tu crachais énormément de sang, et cerise sur le gâteau, ton flair remplace carrément ta vue… Heureusement qu’Inoue était là…
- Il faut bien que je serve à quelque chose, de temps en temps…
- Comment tu as fait pour me soigner ? Même Allan n’a pas réussi…
- C’est parce que mon pouvoir n’est pas exactement un pouvoir de soin. Ce genre de pouvoir ne fonctionne que pour les plaies, comme une coupure, ou un os brisé, mais pour les choses plus graves, comme une jambe coupée à la tronçonneuse, ou un œil planté qui se vide de son contenu, ou un cerveau retourné dans un crâne, ou…
- Ca va, on a compris, arrête ça, tu lui fais peur.

Inoue se tourna vers Ichigo, puis vers Hinamori et put constater en effet qu’elle était choquée :

* C’est quoi cette fille au juste ?! C’est dingue de croire qu’une telle personne puisse être aussi sadique…*

Inoue rougit et dit en se grattant les cheveux :

- Désolé, désolé ! Je ne voulais pas passer pour une dingue… Enfin, dans ce genre de cas, les simples soins ne suffisent pas : il faut éradiquer le fait lui-même. C’est mon pouvoir : je peux éradiquer tous les faits, simplement en créant un bouclier qui protège une zone, là où s’exerce mon pouvoir.

Hinamori eût une exclamation :

- Tu peux éradiquer n’importe quel fait ? Du genre, si quelqu’un meurt, tu peux annuler sa mort ?
- Ca dépend si son âme est encore brillante. Mais en général, quand quelqu’un meurt, son âme s’éteint, et donc je ne peux plus rien faire à ce moment, même si je soigne le corps : ce serait un zombie, dénué de conscience donc.

Effectivement, Hinamori avait compris que les âmes montraient le niveau de conscience des gens. C’était donc logique pour elle que quelqu’un sans âme n’avait pas de conscience. Enfin, Inoue se leva, et dit :

- Bon, 1ère leçon, terminée, donc ! En principe, tu dois pouvoir sentir les âmes quand tu le veux, si tu as vraiment parlé à ton âme…

C’était vrai : au moment où Hinamori pensa « je veux voir l’âme d’Inoue », elle vit à l’intérieur même de la poitrine de cette dernière une flamme complètement dorée comme le Soleil briller. Alors Inoue était bel et bien une personne gentille… Elle observa ensuite les autres : Rukia avait l’âme blanche comme la neige. Elle paraissait douce à l’intérieur, alors que de dehors, malgré son air enfantin, elle paraissait dure dans sa voix. Elle pouvait sentir sa propre âme, brûlante, en elle : elle avait la même couleur que la divine, mais elle n’avait pas de braise dorée, et était beaucoup plus petite, bien qu’aussi chaude. Ichigo avait l’âme bleue comme le ciel. Enfin, Ludo avait l’âme noire, avec de minuscules lueurs argentées. Elle ouvrit grand les yeux en voyant ça, et Ludo la remarqua lorsqu’il se tourna vers elle.

- Quoi ?
- Oh non, rien, je ne pensais simplement pas que ton âme était noire…
- J’ai un mauvais fond, c’est ça ? Tu sais, il n’y a pas que l’âme qui fait la personnalité des gens. Les âmes de tes symboles sont reliées à la tienne. Donc c’est comme si j’avais trois âmes en fait… Et les trois se confondent un peu… Enfin, tu verras. Passons à la suite de l’entraînement : tu dois faire apparaître tes symboles.
- Je ne l’ai pas déjà fait, ça ?
- Inconsciemment. Je te rappelle que si on s’entraîne, c’est pour maîtriser nos pouvoirs. Faut bien que tu puisses le faire n’importe quand, non ?
- C’est juste, oui… Alors, comment on fait ?
- C’est facile, regarde-moi ! Attends juste une seconde…

Inoue s’attacha les cheveux, les faisant passer derrière sa nuque.

- Inoue, franchement, on n’a pas le temps pour ça.
- Mais c’est important !
- Pourquoi, il faut s’attacher les cheveux pour que ça marche ?
- Non, mais je suis vraiment trop craquante quand j’ai les cheveux attachés comme ça ! Tu vas voir…

Elle leva ensuite la main vers le ciel.

- D’abord, tu dois savoir qu’il ne suffit pas de convoiter un objet pour qu’il soit un symbole. Il faut que tu éprouves une attache profonde pour cet objet. Ton épée, par exemple, tu en as hérité, non ? Elle fait partie de ta famille depuis des générations, il me semble.
- C’est vrai.
- Et tu y tiens, c’est pour ça que tu as pu la faire apparaître avec autant de facilité. Maintenant, on va essayer avec des objets plus durs. Des vêtements par exemple…

Alors des vêtements semblables à ceux de Rukia apparurent sur elle, comme si elle les avait depuis le début.

- Ouah ! Comment ?
- Il suffit de penser très fort à l’objet que tu veux faire apparaître, et à l’endroit exact où tu veux le faire apparaître, mais attention, ça ne marche que si les deux concordent, et il faut que l’objet soit réel. Si tu penses à un gâteau géant et que tu l’imagines dans une zone sphérique, même si la sphère est beaucoup plus grande, ça ne marchera pas. Ou encore, si ce gâteau n’existe pas, il ne viendra pas non plus. Compris ? Il faut de la précision et du réel !
- Ok… Comme ça ?

Elle ferma les yeux pour se concentrer et tendit la main à côté d’elle. Elle imagina alors les mêmes vêtements apparaître juste à côté d’elle. Elle ouvrit les yeux et fixa l’endroit où elle voulait les faire apparaître, et ils se formèrent alors à l’endroit exact où elle les imaginait. Elle les attrapa alors.

- Super, ça a marché ! C’est facile !

Elle se tourna vers les autres, et tous l’observèrent un instant.

- Hinamori… Comment ?
- Quoi ?
- Ces vêtements… tu les avais déjà vus, avant ?
- Ben oui, Rukia et Inoue ont le même…
- Non mais je veux dire… Cet habit, tu l’as juste imaginé, hein ? Ce n’était pas un objet rationnel, ce n’est que la réplique de vêtements existants, si ?
- C’est vrai… Et alors, ça change quelque chose ?

Pour Hinamori, ce fait n’avait absolument aucune valeur, mais tous les autres furent impressionnés, à part Ichigo ; celui-ci l’observait d’un regard évaluateur, alors qu’elle mettait la combinaison par-dessus ses vêtements. Dante était émerveillé :

- Je ne pensais vraiment pas que c’était possible… Je savais que tu surpassais les limites du potentiel. Bien joué, gamine !
- Et bien, ce ne sera peut-être pas si chiant de m’occuper de toi, finalement…
- L’entraînement va aller bien plus vite alors !
- Bien ! Leçon 2, terminée. Continuons…

La porte s’ouvrit alors une fois de plus. Une jeune fille avec les cheveux longs et blonds, ébouriffés, entra alors. Elle avait les habits d’une femme de ménage…

- Dante, j’ai fini, je l’ai réparé !
- Ah, bien, Pathy.
- Franchement, tu n’as pas honte ? Casser le billard…
- Désolé, mais il était un peu vieux.
- C’est pas ça qui fera qu’on en achètera un autre !
- Bref, on n’a pas le temps. On entraîne la petite nouvelle, Hinamori.

La nouvelle venue dévisagea Hinamori qui lui sourit.

- Mais… ce n’est qu’une gamine ?!
- Et alors ?
- Et alors ?! Pourquoi MOI, je ne peux pas combattre ? C’est MOI qui me tape les corvées ! J’exige de
l’aide maintenant !
- Oh, la ferme, tu n’es pas capable de te battre, tu ne sais pas tenir une épée ! En trois heures, elle a fait les deux premières leçons.

La jeune fille ouvrit de grands yeux. Puis elle gonfla sa joue, exactement comme Hinamori le faisait, et repartit les bras croisés. Pendant ce temps, Rukia était allée prendre deux épées accrochées contre un mur. Elle en jeta une à Ludo qui l’attrapa, et s’approcha de Hinamori en disant :

- Passons à la 3e leçon. C’est la plus longue et la plus dure : l’entraînement physique. Tu vas tout d’abord t’entraîner à l’épée, puisque c’est de toute évidence ta meilleure arme. Une fois que tu maîtriseras les bases, combattre avec une épée magique ne sera que plus facile.

Elle attrapa l’épée par la lame et tendit le manche vers Hinamori qui refusa d’un hochement de tête.

- J’ai emmené ma propre épée, ce n’est pas pour me servir d’une autre. C’est avec elle que je combattrai, donc c’est avec elle que je m’entraînerai.
- Ne sois pas stupide, tu ne peux pas…

Rukia s’interrompit : Ludo avait posé une main sur son épaule.

- Ne t’en fais pas, c’est avec moi qu’elle joue, elle ne risque rien. Laisse-la faire comme elle entend.
- Merci, Ludo.
- Mais enfin, c’est absurde ! Selon les règles du DMC, nous n’utilisons que les armes de cette salle pour les entraînements.

Hinamori trancha alors l’épée que tenait Rukia avec la sienne. La misérable arme ne tint pas face à l’épée dans laquelle Hinamori avait mis tout son pouvoir, ainsi que son espoir d’être forte. Il y eût un long silence lorsque la lame fut tranchée comme du beurre. Tous regardaient Hinamori, impressionnés : ils avaient tous pu sentir l’âme de la jeune fille brûler très intensément au moment où elle avait frappé.

- J’ai dit que je ne voulais pas m’entraîner avec ça.
- Mais… enfin… Dante, dis quelque chose ! Il faut respecter les règles, non ?
- Mais laisse-la, on peut très bien faire une dérogation à la règle.
- Dante !
- Ca va, Rukia, tu l’as vue, non ? Son âme est bien plus chaude. Elle a déjà énormément d’avance… Je crois qu’on peut lui accorder une faveur.

Rukia abandonna la partie et s’éloigna avec tous les autres, sauf Ludo qui resta devant Hinamori, sans broncher, l’épée du DMC dans la main.

- Bien, la leçon est toute simple : d’abord, ton but est de me désarmer. Ensuite, on fera une autre manche dans laquelle tu devras me blesser.
- C’est tout ? Je pensais que la difficulté augmenterait…

Ludo sourit.

- Parce que tu crois pouvoir me désarmer, hein ? Allez, viens, on va voir si tu peux me toucher.
- Très bien. Puisque c’est ce que tu veux… On ne se retient pas, hein ?
- Bien sûr que non, ce n’est pas grave si on est blessé : toute la zone est sous le contrôle d’Inoue. Elle
pourra annuler les blessures. Ce sont des murs enchantés.

- Très bien, dans ce cas… allons-y !

Elle frappa alors avec son épée, et Ludo sauta en arrière pour esquiver.

- Trop lente ! Tes coups sont beaucoup trop classiques. Essaye d’innover un peu !
- Vas-y doucement, tout de même ! Je ne suis qu’une débutante…
- Vraiment ? Pourtant, tu utilises déjà ta propre arme… Essaie de suivre ta propre évolution, Hina !

Elle s’approcha de lui en courant, et feinta de frapper d’un coup vertical, puis se ravisa à la dernière seconde et frappa horizontalement. Mais Ludo n’avait pas cherché à esquiver : il para le coup avec l’épée classique. Celle-ci se fissura un peu, mais ne fut pas coupée en deux comme l’autre. Hinamori rigola.

- Et bien, j’étais censé me battre avec une moins bonne arme que toi ? L’autre s’est cassée en un coup.
- Détrompe-toi, c’étaient des répliques exactes. J’ai simplement protégé la lame grâce à mon aura. Cela dit, je pensais pas que tu pourrais me la fissurer… Bravo. Mais ce n’est pas suffisant.

Il s’éloigna rapidement, et Hinamori attaqua à nouveau, sans réfléchir. Ludo baissa son arme et se décala d’un pas sur le côté lorsque Hinamori arriva près de lui, la lame brandie vers lui. Il fit un croche-pattes quand elle passa à côté et elle s’effondra, sans lâcher son arme tout de même. Elle se retourna précipitamment sur le dos. Ludo était au-dessus d’elle. Il la planta à l’épaule, et elle hurla de douleur.


- Ca va ?
- Mais quel lâche ! Attaquer alors que ton ennemi est à terre…
- Et alors ? Tu vas principalement affronter des Démons. Tu comptes être loyal avec eux ? Ne cherche pas la beauté dans le combat, ne tiens pas à mourir honorablement. Si tu veux gagner, le meilleur moyen est d’attaquer par surprise.
- Très bien, alors…

Elle mit un coup de pied dans les parties intimes de Ludo qui en fut agenouillé, puis elle se releva en tranchant son ami à l’épaule et partit en courant. Mais elle s’arrêta lorsqu’elle vit l’épée de son adversaire passer à fond juste à côté de sa tête en lui sifflant à l’oreille, et se planter dans le mur d’en face. Hinamori se retourna.

- Tourner le dos à son adversaire est synonyme de suicide. Si tu veux reculer vite, essaie de sauter en arrière, en poussant sur tes pieds. Si tu concentres ta force spirituelle dans la plante de tes pieds, tu peux sauter plus haut, et plus loin.
- Comme ça ?

Elle sauta alors et le sol sur lequel étaient posés ses pieds craqua. Ludo ouvrit sa main et l’épée dans le mur se dématérialisa, et matérialisa à nouveau dans la main de son détenteur. Hinamori passa juste au-dessus de Ludo et contra le coup d’épée que celui-ci essaya de lui mettre, puis fit un salto et retomba dos-à-dos avec celui-ci. Elle essaya alors de trancher son bras tout en se retournant… mais Ludo lui fit à nouveau un croche-pattes et elle tomba encore. Elle s’éloigna cette fois, en roulant sur le côté. Ludo baissa son épée et dit :

- Tu te débrouilles vraiment bien, je le reconnais. Mais tu n’as aucun équilibre. Place-toi bien sur tes jambes. Fléchis-les et écarte-les un peu, tu supporteras mieux le poids de ton corps.
- Bien !

Hinamori écouta Ludo, et fléchit ses jambes. Ludo attaqua et elle put constater qu’en effet, elle était plus agile dans cette position : elle put esquiver avec aisance tous les coups adverses. Puis Ludo sauta et Hinamori se prépara à ce qu’il attaque par-derrière : elle se retourna, prête à trancher l’ennemi, mais Ludo n’était pas là…

- Hein ?

Elle leva la tête : son ennemi volait loin au-dessus de la jeune fille. Des étincelles vertes volaient autour de lui…

- Encore un pouvoir que je ne connais pas ?
- Comment ça, tu ne sais pas ce que c’est ? Je vole, tout simplement.
- Et ces étincelles, ou je ne sais quoi ?
- C’est juste pour le style. Bon, tu ne voulais pas me désarmer ? Je suis trop haut, c’est ça ? Attends, j’arrive !

Les étincelles disparurent alors et il tomba, prêt à frapper. Hinamori regarda sa lame : les ondes violettes étaient encore présentes, mais plus intenses qu’avant. Elle hocha la tête, et brandit son épée vers Ludo. Elle prononça alors deux mots, qui raisonnaient dans sa tête quand elle regardait la lame de son épée.

- Explose, Tobiume !

Deux lames brisèrent alors celle de son épée de l’intérieur, au niveau des points de ralliement des ondes. Ces deux lames, plus fines que la principale, se tordirent dans la même direction que leur lame-mère. Le tout ressemblait à un cactus sans pics, ou un arbre métallique sans feuilles…
Ludo frappa au moment où les lames se formaient, et son épée fut contrée par une des branches de l’épée de Hinamori au moment où celle-ci se tordit. La jeune fille se dégagea alors en sautant en arrière, très haut, fit un triple-salto en l’air, et brandit son épée vers les cieux. Elle repensa aux météorites, dans l’âme divine… et à ce moment, l’une d’elles apparut entre les deux branches, embrochée par la lame principale. Elle grossit, mais c’était trop lourd pour la jeune fille qui n’eût d’autre choix de la lancer sur Ludo. Celui-ci, surpris, ne réagit pas au bon moment pour esquiver, et frappa alors la boule avec son épée minable, qui fondit au contact du feu violet. Juste avant qu’il se la prit, des pics se formèrent sur le côté et protégea Ludo de l’attaque ennemie. À ce moment, celle-ci crut que c’était les ELs qui revenaient. Mais elle observa plus attentivement et vit que ces pics étaient en glace. Elle se tourna alors vers celle qui les avait envoyé : c’était Rukia, qui avait son épée brandie vers le combat.

- Elle a réussi à faire fondre ma glace en une seule attaque ?

Dante applaudit alors, et tout le monde se tourna vers lui.

- Bien joué, vous deux ! Ca, c’est un vrai combat ! Hinamori, je ne pensais pas que tu irais si loin en si peu de temps, c’est vraiment au-delà de toutes mes espérances ! Ludo, je suis déçu… Je pensais que tu t’étais entraîné, durant ton voyage dans le monde des Démons.
- La ferme, je n’allais quand même pas y aller à fond contre une débutante, si ?

Ichigo soupira. Inoue rigolait, à côté. Quant à Rukia, elle avait l’air frustrée. Hinamori se rapprocha de la scène, et la femme à l’apparence enfantine râla :

- Vous êtes fiers de vous, hein ?
- Bien sûr ! Tu as vu comme je suis forte ! On a fait un super combat, c’était…
- … explosif, c’est le cas de le dire : regardez l’état de la salle ! C’est pas pour rien qu’on interdit les armes personnelles ici !
- Ca va, Kuchiki-san, je peux m’en occuper…

Inoue toucha une de ses barrettes en forme de flocon bleu, qui se mit à briller intensément, d’une lueur blanche. Le sol se reforma alors, la glace fondue disparut, ainsi que l’entaille faite dans le mur lorsque Ludo avait lancé son épée. La salle était nickel, on n’aurait pas dit que le combat avait eu lieu…

- Super, il n’y a plus rien !
- Heureusement qu’Inoue est là ! Qu’est-ce qu’on ferait sans elle…

Pathy entra à nouveau, effrayée cette fois.

- Dante, urgence ! Des plantes sont apparues…
- Et alors, qu’est-ce que j’en ai à faire, je suis pas géologue.
- Ecoute-moi, crétin ! Elles sont naturellement fraîches et humides… en Egypte !

Tout le monde, qui ne faisait pas attention à la gamine, se tourna alors vers elle. Ils sortirent de la salle et Hinamori vit alors un écran géant incrusté dans le mur, au-dessus de la porte d’entrée. C’était le journal qui passait sur une chaîne humaine : « l’Egypte entière transformée en Amazonie ». Apparemment, personne ne pouvait l’expliquer. Dante rigola d’une blague qu’il s’était faite à lui-même, dans sa tête. Ou bien comprenait-il quelque chose qui échappait aux autres ? Probablement, car il dit ensuite :

- Désolé ma belle, je ne peux pas jouer, je suis occupé… Je vais tout de même t’envoyer quelqu’un pour te passer le bonjour. Bien ! Première mission pour notre petite nouvelle ?
- Déjà ? Mais…
- Avec son pouvoir, ça va aller vite. Ludo, tu y vas avec elle. Et Emilie vient aussi, pour vous soigner au cas où… Allan vous sera bien utile.
- Bien.
- L’objectif principal est de détruire la porte, pas le chef des Démons, compris Ludo ?
- Ne t’en fais pas…
- Mais attendez, comment on peut être sûrs que ce sont des Démons ?
- Je les connais, ces plantes. Je les ai déjà croisées lors d’une mission, dans le bon vieux temps… Mais le temps presse. Allez-y, tout de suite !
- Ok !
- Mais on n’a même pas fini son entraînement… Tu es sûr de vouloir l’envoyer ? Avec ma glace, je peux m’en occuper, aussi… Ludo et Emilie sont jeunes, c’est dangereux…
- Allan est avec eux. Mais tu peux y aller, si tu veux. Il vaut mieux, en fait.
- Bien. Allons-y, Hinamori, Ludo. Emilie est déjà dehors avec Allan.

En effet, Emilie était précipitamment sortie. Elle était à l’entrée maintenant, sur le dos d’Allan. Les trois autres montèrent, et Allan s’envola, partant pour l’Afrique…


Chapitre 5: Un monde plongé dans le chaos…
Ils étaient au-dessus de l’Egypte, volant tranquillement. Hinamori pensait que des gens pourraient voir Allan… mais se dit alors qu’ils étaient trop haut pour qu’on puisse distinguer autre chose qu’un oiseau.
L’Egypte était très reconnaissable : un paquet d’arbres et de plantes géantes s’en élevaient sur toute la zone. Allan plongea dans la forêt hyper dense, et ils furent fouettés de partout par les plantes pendant cinq secondes, le temps qu’ils atterrirent sur le sol. Hinamori sentit alors Rukia, derrière elle, descendre et prononcer les mots :

- Some no Mai : Tsukishirô!

Une Lune apparut alors sur le sol, et la lumière s’étendit jusque très haut dans le ciel, comme un cylindre géant. Tout dans cette zone fut alors congelé, à part Hinamori, Allan, Ludo, Emilie et elle.

- Voilà, on est tranquille, ici…
- C’était quoi, ça ?
- Un des pouvoirs de mon épée : Tsukishirô. Tout ce qui est dénué d’une âme gèle instantanément autour de moi. Mais à part certains cas, comme Ludo, toi et moi, tout le monde ressent au moins le froid que je provoque.

Hinamori se tourna vers Emilie et remarqua en effet que celle-ci frissonnait. Ludo rigola :

- Quelle situation étrange : on est en Egypte, il y a des plantes à perte de vue et il fait froid…

Il s’interrompit lorsqu’un hurlement de monstre retentit. Des plantes autour de la zone protégée s’agitèrent alors, et Ludo crut voir des sortes de petits dinosaures.

- Ici !

Il sortit Eclipso de son fourreau et frappa avec, et l’onde lumineuse brûla tout sur son passage. Le Démon ressemblait effectivement à un dinosaure : il avait quatre pattes, des pics sur la tête, des crocs très intimidants, une longue et grosse queue, et la peau dure. Il hurla lorsqu’il se prit l’attaque de Ludo, mais ce n’était pas le même hurlement qui s’était fait entendre juste avant. Le Démon secoua la tête et fonça vers eux. Rukia attendait qu’il entre dans la zone protégée, mais Ludo n’attendit pas : il sortit de leur camp et Eclipsa de son fourreau en même temps, et planta le Démon à l’intérieur lorsque celui-ci montra ses crocs, qui s’étaient facilement brisés.

- Seulement dur d’apparence, hein ? C’est vraiment…

Un des arbres non-gelés l’attrapa alors, et Ludo disparut du champ de vision de Hinamori qui hurla.

- Ludo ! Mais qu’est-ce que c’est que ça ?! Les arbres sont vivants ?
- Non, ils sont juste contrôlés ! Regarde : ils n’ont pas d’âmes…

En effet, les arbres étaient dénuées d’âmes, bien qu’une aura sombre les enveloppait. Le sol trembla alors, et des arbres en sortirent, tout autour de la zone protégée. Ils montèrent, montèrent, comme s’ils voulaient enfermer les filles… Rukia poussa un juron : elle ne pouvait plus bouger, car sinon les arbres les attaqueraient. Hinamori en avait elle-aussi conscience. Elle serra alors fort son épée, et la leva en disant :

- Rukia, je m’en charge ! Je vais chercher Ludo et tuer le Démon qui est derrière tout ça. Ensuite, on reviendra te chercher…
- Je suppose que je n’ai pas le choix… Dépêche alors ! Je vais essayer de les retenir.
- Tu peux faire ça ?
- Bien sûr, Allan est ici. Les Démons sont attirés par les âmes les plus puissantes. Mais ils ne sont pas totalement stupides… Ca ne marchera que très peu de temps, alors dépêche ! Emilie et Allan, restez pour me couvrir.

La jeune fille hocha encore la tête, alors qu’une boule se formait sur son épée. Elle la lança sur les plantes qui continuaient de grimper, attendant en vain que la zone ne soit plus surveillée. Elles brûlèrent alors, et Hinamori en profita : elle passa par le trou formé par son attaque, en sautant le plus loin possible. Mais dès qu’elle sortit de la zone de l’attaque de Rukia, elle fut attaquée de partout. Elle ferma ses yeux par réflexe, pour ne pas se faire écorcher sa vue. Elle pouvait tout de même voir les âmes des Démons : les arbres n’avaient qu’une aura sombre, de la couleur des autre âmes qu’elle voyait : ce n’étaient pas des flammes, mais juste la coupelle, d’une couleur sombre. Elle chercha alors une âme particulière, une plus grosse, ou une différente, et elle en trouva une : de la même couleur sombre que le reste, elle possédait une flamme…

* Ce serait… un Humain ? Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas Ludo…*

Elle sentit alors quelque chose de pointu la planter dans la côte droite, alors qu’une âme avec une coupelle était juste devant elle… Un filet de sang coula du coin de sa lèvre, puis elle en cracha plus, sur le sol. Elle ouvrit les yeux et vit un des Démons-dinosaures, dont la queue était la cause de la douleur de la jeune fille…
Du côté de Ludo, ce n’était pas plus simple : il était ligoté à des branches qui l’emmenèrent dans une zone totalement défrichée, entre tous les arbres : elle était plutôt grande, mais il n’y avait rien que de l’herbe dans du sable, et une énorme porte noire se dresser devant lui, invisible de dessus à cause des arbres, très peu visible car il n’y avait pas beaucoup de Soleil qui passait les feuilles des arbres. Il tourna la tête comme il put et vit alors une main verdâtre l’attraper par le cou. Il sourit alors…
Le Démon était une sorte de serpent volant, géant, avec une peau dure et écaillée, et quatre lames jaunes au bout de sa queue. Sa tête s’ouvrait en quatre comme une fleur ouvrant et fermant ses pétales, et à l’intérieur, à la place de la langue, il y avait le buste d’une femme verdâtre, les yeux blancs, chauve, et deux longues oreilles pointues sur la tête, comme des queues.

- Qu’est-ce que c’est que ça ? Un gamin ? Bon, ça devrait être suffisant pour mes petits…

Certaines écailles de son corps s’ouvrirent alors et laissèrent tomber des œufs qui s’écrasèrent au sol et laissa sortir des sortes d’araignées géantes sans poil, et à quatre longues pattes. Ils approchèrent de Ludo, et au moment où le premier d’entre eux toucha celui-ci, quelque chose d’invisible le trancha.

- Pas touche.
- AHHHHH ! Mon enfant !
- La ferme, t’en as des centaines, de gosses. Un de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change ?

Le Démon géant vit la lumière se brouiller là où se tenait son défunt petit, et Ludo apparut alors.

- Toi ?! Comment…
- Comment ? Alors tu ne les connais pas ? Ce sont Eclipso&Eclipsa, qui permettent le contrôle de la Lumière et de l’Ombre.
- Comment t’es-tu libéré de mes branches ?!
- Comment je me suis libéré ? Et bien, j’ai juste enveloppé mon corps de mon aura, et elles ont brûlé. C’est vraiment pathétique…

En effet, les branches n’étaient plus là : elles avaient disparues comme l’illusion de Ludo, il n’y avait plus aucune trace, même pas des cendres : elles avaient brûlé un peu plus loin.
Ludo avait parlé tout en tuant les autres bêtes libérées de leurs œufs. Il se retourna vers le Démon.

- Comment tu t’appelles, Démon ?
- Tu n’as pas besoin de le savoir, misérable gamin !

Elle frappa alors avec une de ses longues oreilles et Ludo la trancha avec Eclipso. Le Démon hurla de douleur, et ferma sa tête et s’envola dans les arbres. Ludo ne pouvait plus la voir…
Il se prit alors une énorme queue tranchante dans le dos. Il s’écrasa contre un arbre, et se retourna, en frappant avec Eclipsa cette fois :

- Très bien, alors, prends ça : Luz Oscura !

Il toucha le Démon de plein fouet, et celui s’écrasa sur le sol, tombant avec des feuilles brûlées. Elle avait une énorme entaille sur le corps, mais put se relever. Elle siffla alors, et Ludo prit un autre coup dans le dos, comme un gros fouet. Il sauta en avant et se retourna : c’était un des Démons-dinosaures. Ludo poussa alors un grognement inhumain.

- Vous attaquez par derrière, hein ? Très bien, si vous y tenez…

Il disparut alors, et le petit dinosaure se retrouva coupé en deux. Ludo remarqua quelque chose sur lui : il avait l’air plus agressif. Il poussa alors un juron. D’autres Démons semblables arrivèrent de partout ; le Démon géant s’était replié dans les arbres. Ludo observa ses nouveaux adversaires : tous avaient le regard vide, et rouge. Leurs âmes étaient beaucoup plus intenses qu’à la normale…
Hinamori était elle aussi dans une position délicate : elle vint tout de même à bout de son attaquant en le plantant avec Tobiume, ce qui le réduisit en cendres. Elle lança alors une boule de feu dans la direction de l’âme puissante, et la suivit. Mais des branches l’attrapèrent alors et la soulevèrent. Elle hurla, mais c’était inutile : tous étaient pris au piège… Elle devait trouver un moyen de se libérer. Elle se rappela son entraînement avec Ludo, mais ne trouva rien à faire. Elle se souvint de Ludo, qui protégeait son arme avec sa propre aura. Etait-ce possible de se protéger soi-même ? Hinamori ferma les yeux et se concentra pour faire sortir son aura au maximum. Apparemment, elle réussit : quand elle ouvrit les yeux, elle retomba sur le sol, alors que les branches qui la touchaient brûlaient soudainement. Elle se redressa et atterrit sur ses pieds. Elle chercha l’âme inconnue : elle en sentit une autre juste à côté, entre plusieurs autres, très intenses… Quelque chose clochait, en fait : toutes les coupelles, les âmes des Démons, étaient comme fondues, et bien plus brillantes, bien que toujours sombres. La jeune fille souffla, brandit son épée droit devant, et fonça, son aura toujours autour d’elle. Elle fonça alors tout droit. Les branches ne pouvaient plus la toucher sans brûler, et certains Démons se mirent devant elle, mais se prirent une boule de feu, ou bien furent embrochés si Hinamori n’avait pas le temps de réagir. Elle arriva alors à ce qu’elle pensait être la lisière de la forêt… avant de se rendre compte que c’était en fait un grand cercle sans arbre, au milieu du reste. Elle vit tout d’abord un rectangle géant, tout noir, dressé jusqu’aux feuilles d’arbres. Elle vit ensuite quelque chose bouger parmi les feuilles, au-dessus de sa tête. Elle sentait que c’était la chose détentrice de l’âme brûlante. Puis elle entendit Ludo hurler de douleur, et tourna la tête : il était entouré de plusieurs Démons-dinosaures qui l’attaquaient tous à la fois. Il y en avait toujours un qui réussissait à le mordre ou à le frapper avec la queue. Hinamori lança une boule vers ces Démons, visant à côté de son ami. Mais les Démons l’esquivèrent et se tournèrent vers la pauvre fille, qui fut attrapée par derrière et retournée. Elle vit alors la chose qui contrôlait tout le reste.

- Encore une jeune Humaine ? Parfait ! Ca fait encore à manger pour mes enfants à moi.
- T’es quoi, toi ? T’es encore plus moche que les Démons…

Le Démon fut comme frappé sur la tête.

- Co… COMMENT OSES-TU M’INSULTER, SALE HUMAINE ?! TU PARLES, MAIS TU AS VU LA CHOSE QUE TU ES, AU MOINS ?!

Elle jeta Hinamori violemment contre le sol qui se brisa un peu. Elle hurla de douleur, et regarda le Démon droit dans les yeux avec toute la haine possible… et le vit alors se prendre une onde lumineuse dorée. Elle tourna la tête vers Ludo qui se faisait taillader ou mordre de tous côtés…

- Ne balance pas mon alliée comme une vulgaire chaussette, ce n’est pas ton enfant, sale merde !
- SALE MERDE ?!
- Tu ferais mieux de te calmer. C’est… dans ton intérêt… pauvre cloche.

Le Démon poussa alors un rugissement terrible, déjà pas très humain dès le départ, mais devenant de plus en plus démoniaque. Un éclair noir lui tomba alors dessus, et son corps verdâtre devint petit à petit doré, jusqu’à être comme brûlé.

- Merde, elle-aussi !
- Ludo, c’est quoi ce bordel ?!
- C’est le mode Unleashed ! Il y a un nuage, au-dessus de notre tête, qui rend plus puissant tous les Démons en-dessous. On dit qu’ils sont en mode Unleashed.
- Mode Unleashed ?
- Ca veut dire qu’ils sont enragés.
- Je le sais très bien, merci, je suis anglophone, tu as oublié ?
- Et bien, oui, j’ai oublié…
- Idiot… Bon, ça ne change rien à la mission, pas vrai ? Il faut juste éclater cette vermine !
- Attends, Hina… !

Hinamori sauta et frappa le Démon à son buste, mais celui-ci attrapa la lame, sans brûler. Elle n’arrêtait pas de dire « Tuer… Tuer… Tuer… » et de grogner. Elle tendit alors une de ses oreilles et trancha Hinamori qui ferma les yeux en hurlant. Mais elle ne sentit aucune douleur et ouvrit alors les yeux…
Ludo était devant elle. Il avait encaissé le coup à sa place. Il réussit à trancher le bras de l’ennemi avec Eclipso, libérant ainsi Hinamori.

- Tu es vraiment conne, Hina… Tu ne te rappelles pas que la mission, c'est de détruire la Porte de l'Enfer?
- Ludo ! Pourquoi… ?
- C’est évident, non ? Je dois te protéger. Alors, je le ferai…
- Partons, allons chercher Rukia et Emilie, à quatre, on sera plus forts…
- Pas le temps… pour ça. Et pas besoin. Je m’en charge, tout seul.
- Qu’est-ce que tu racontes ?
- Tu crois que j’ai atteint ma limite ? Malheureusement, oui… Alors je vais devoir la lever.
- … ?! Qu’est-ce que…
- Si Dante disait qu’il me trouvait mauvais, tout à l’heure, c’est parce que c’est le cas. Je ne suis pas à mon maximum, sous cette forme. Et ce car je dois constamment tenir une certaine illusion. Je ne voulais pas te montrer cette forme avant un moment, mais le sort en a décidé autrement, on dirait… Me voici… sous mon vrai jour.

Au fur et à mesure qu’il parlait, les ondes lumineuses se brouillèrent autour de lui, et des ailes toutes noires apparurent dans son dos. Les étincelles vertes que Hinamori avait remarquées lors de leur combat étaient réapparues, et semblaient se concentrer dans les ailes de Ludo qui les fit battre pour se dégager. Il prit Hinamori et s’éloigna en une seconde du mastodonte.

- Ludo, qu’est-ce que… ?
- Tu veux savoir ? Je vais te le dire, Hina…

Les Démons encore présents arrivèrent par derrière lui, et Ludo se retourna, et les trancha tous avec Eclipso&Eclipsa en même temps. Tous étaient morts avec cette unique attaque… Hinamori regarda l’ âme de son compagnon : elle était toujours noire, mais les lueurs argentées étaient bien plus intenses. Aussi, c’était peut-être une imagination, l’âme de Ludo n’était pas bien claire, mais elle semblait grossir énormément, y compris sa partie sombre…

- … Tu t’es demandé, tout à l’heure, pourquoi mon âme était noire, hein ? Et bien, j’ai menti quand je t’ai répondu : l’âme des gens reflètent bel et bien la personnalité des gens, et ce même si celui-ci possède des armes démoniaques – des armes contenant des âmes. Ces armes sont plus comme des amies que comme des parties de soi. Tu t’en rendras compte, plus tard… Tu veux savoir pourquoi mon âme est aussi noire ? Elle n’a pas toujours eu cette couleur sombre : il y eût un jour où j’ai rencontré le Diable, en Enfer, et il m’a proposé ce marché : « si tu avais le choix entre battre des ailes pour voler jusqu’à un niveau de conscience bien plus haut, ou rester toi, rester humain, choisirais-tu de rester comme tes semblables ? Changerais-tu de niveau de conscience, te permettant de protéger ce qui t’est cher, tout en perdant la même chose, ou resterais-tu faible, désemparé, regardant ton trésor périr dans d’atroces souffrances ? » . Choisir entre l’égoïsme et la bonté… j’ai choisi la bonté, ou du moins ce que je pensais être la bonté. J’ai choisi de changer jusqu’au plus profond de moi-même. J’ai abandonné mon Humanité, afin de protéger les gens à qui je tenais. À ce moment, j’ai compris : la pure bonté n’existe que pour les faibles. La bonté mène à l’hésitation, ainsi tu hésites même à tuer des Démons. Si tu veux protéger ceux qui doivent l’être, il faut perdre ce que tu as de bonté en toi. Voilà ce qui m’est arrivé, car je voulais être assez fort pour supporter le fardeau qu’était le fait d’être un bouclier…
- Lu…do ?

Elle le regarda droit dans les yeux, et crut un moment que le EL était revenu : Ludo avait les yeux rouges. Mais son âme était celle de son ami, noire et argentée, mystique, puissante…
Alors l’illusion était finalement totalement levée. Ludo avait vraiment les yeux rouges comme des rubis. Ses ailes étaient celles d’un Démon… Son corps était ainsi, un peu poilu sur le buste, totalement en fourrure noire des mains jusqu’aux coudes et des genoux jusqu’aux jambes, apparemment – Ludo avait toujours son pantalon, bien que son haut avait disparu.
La chose mi-homme, mi-Démon, tourna alors le dos à une Hinamori désemparée. Il fonça vers le Démon enragé et s’arrêta juste devant celui-ci. Il leva Eclipso et dit froidement :

- Luz… dorada.

Son épée se mit alors à briller très intensément. Hinamori observa les âmes qu’elle pouvait sentir : l’âme de Ludo était visible, mais très illuminée par ce qui semblait être l’âme d’Eclipso : la lumière aveuglante tirait sa source de la flamme qui était à peine visible, dans l’épée-même…
Hinamori ferma presque entièrement ses yeux, éblouie par l’attaque d’Eclipso. Elle vit tout de même à travers ses cils la main de Ludo tenant l’épée s’abaisser et remonter d’un coup. L’onde lumineuse projetée vers le ciel était telle que les arbres furent brûlés entièrement – il n’en restait même pas des cendres- . L’onde parvint jusqu’au ciel, et Hinamori put voir que le ciel était totalement couvert d’un nuage violet, tournant en une spirale dont le centre était juste au-dessus de l’Egypte. Cette vision disparut à l’instant d’après, alors que l’onde poursuivit sa course dans le ciel et entailla le nuage qui disparut. L’âme diabolique qui enveloppait les plantes disparut alors, mais toute la verdure resta tel quel, bien qu’elle ne pouvait plus bouger.
Le Démon géant revint à son état d’origine, et tomba sur le sol, épuisé. Ludo atterrit aussi, et brandit son épée sous le cou de son ennemi.

- Toi… tu es Echidna, pas vrai ? Dante m’a parlé de toi.
- Da… Dante ? Ce chasseur à la veste rouge? Soit maudit… Il est toujours vivant ?
- Bien sûr. Rien ne peut l’anéantir. Mais il m’a chargé de te donner le bonjour.

Echidna se redressa comme elle put sur son corps, et se mit à hurler vers les cieux. Ludo se cura l’oreille avec son auriculaire, et dit :

- Arrête de gueuler, tu veux bien ? Ca ne me dérangerait pas d’être sourd, mais tu as une voix horrible…
- Espèce de sale gamin ! Je vais…

L’atmosphère se gela alors littéralement : les plantes se mirent à geler, et moururent. Le bout de la queue du Démon géant était lui-aussi gelé, incapable de se détacher du sol.

- Qu’est-ce que… ?
- C’est l’effet de mon épée : Sode no Shirayuki.

Tout le monde se tourna vers Rukia lorsque celle-ci s’approcha, seule, son épée blanche à la main.

- L’âme de cette épée couvre toute une zone, agrandie lorsque j’amplifie mon âme. Tout ce qui est dans cette zone, sans âme pure, gèle instantanément. Il semblerait que ce pouvoir ne fonctionne pas sur les Démons enragés… Merci, Echidna. Sans toi, j’aurais découvert ceci lors d’une situation plutôt compliquée… Pour te remercier, je vais te tuer avec la toute dernière technique que j’ai apprise. Tu es la première à y goûter.

Elle s’arrêta, à une dizaine de mètre de la scène, et brandit sa lame vers la gorge d’Echidna. Hinamori la regardait, mais elle vit du coin de l’œil que Ludo baissait les yeux vers le sol. Il se tourna alors, avec cette même expression d’abattu, et s’éloigna de plusieurs pas, le dos tourné au Démon qui hurlait, proférait des menaces, alors que son corps devenait congelé.


- Salope ! Je te hais !!! Pourquoi ?! Sode no Shirayuki, Eclipso, Eclipsa, pourquoi ?! POURQUOI VOUS VOUS BATTEZ AUX CÔTES DE… DE CES CHOSES ?! C’EST VRAIMENT… !
- San no Mai : Shirafune.

La lame de glace de Rukia s’allongea alors tel un courant d’eau gelant suite à une baisse de température importante, et trancha la tête d’Echidna, dont le corps tomba au sol. Il disparut ensuite, mais la tête se transforma en une sorte de bouclier noir et gris. Rukia fit disparaître son sabre et se tourna vers Ludo. Hinamori fit de même. Celui-ci marchait toujours, sans un mot. Sa destination semblait être cette gigantesque porte. Sa camarade de classe s’exclama alors :

- Alors… c’est fini, hein ? On a réussi ! Venez, il faut trouver Emilie et lui annoncer ça !
- Attends, Hinamori.
- Pourquoi, il n’y a pas de temps à perdre, si ?
- Il faut déjà détruire cette Porte de l’Enfer.

Rukia pointa la porte du doigt. Hinamori remarqua alors une expression étrange sur le visage de son alliée : elle n’avait pas l’air heureuse d’avoir gagné… Elle se tourna tout de même vers la porte et hocha la tête. Elle se préparait à la détruire elle-même, mais Ludo s’en occupait déjà : il ne prit même pas la peine de sortir ses épées, il planta le haut édifice avec sa main, et s’éloigna. Il ramassa l’espèce de bouclier par terre, et s’approcha des filles, alors que derrière lui, l’édifice géant tombait en gros rocs, et que toutes les plantes disparurent dans le même instant. Hinamori tourna la tête de tous côtés : l’Egypte était redevenu ce qu’elle était. Apparemment, ils étaient au beau milieu du Sahara… La chaleur les écrasa, et Hinamori en vint presque à regretter la forêt pleine de Démons. Un vent plein de sable les fouettait, et la jeune fille ferma ses yeux une fraction de secondes pendant laquelle elle se sentit prise par la taille et soulevée. Elle ouvrit alors les yeux et toute sensation disparut : on l’avait apparemment portée pour monter plus vite sur Allan qui était arrivé à vive allure avec Emilie. Ils étaient revenus au DMC. Hinamori sentit seulement le choc lorsqu’elle tomba par terre – Ludo l’avait lâchée. Elle se releva, frissonnante dans ce lieu où le climat n’était rien à côté de la chaleur étouffante de l’Egypte.[/center]
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